vendredi 29 juillet 2016

Madrid Juillet 2016


Disposant d'un "long" week-end (vendredi, samedi et dimanche) au mois de juillet, je m'étais mis à la recherche d'une destination sympa, encore inconnue pour moi, où je pourrais passer ces 3 jours.
Dans l'optique de ce city trip, je m'étais mis à scruter les destinations possibles au départ des aéroports de Nantes et Rennes. Il y avait également un facteur "horaire" qui intervenait dans mon choix: le vol retour ne devait pas repartir trop tôt le dimanche, histoire d'en profiter quelque peu.
Après avoir mélangé les ingrédients logistiques et avoir secoué le tout énergiquement, l'heureuse élue fût la ville de Madrid en Espagne.

Vendredi 22 juillet 2016

J'ai réglé mon réveil pour être debout à 6h du matin. C'est J-S Bach qui m'a réveillé au beau milieu de mes doux rêves.
A peine sorti du lit, direction la douche pour me réveiller. Je n'ai même pas pris la peine de prendre un café avant de sauter dans la voiture que j'avais pris la peine de charger la veille.

A 6h30, je quittais la maison en direction de l'aéroport de Nantes. Après 2 heures de route à peine, j'étais garé à côté du Parking-Relais de Neustrie. Habituellement, il me faut plus de 2h30 pour atteindre l'aéroport mais, les vacances scolaires aidant, il n'y avait aucun trafic sur les périphériques de Rennes et de Nantes.
Malgré tout, je ne peux m'empêcher de penser qu'il faut vraiment être "courageux" lorsqu'on veut voyager en dehors des Côtes d'Armor...

J'ai ensuite pris la navette entre le Parking-Relais et l'aéroport. J'étais en "position" à 9h15: beaucoup trop tôt pour un vol prévu à 11h50...
Du coup, j'ai pris un petit-déjeûner au bar de l'aéroport (deux cafés, un croissant et un Maxi pain au chocolat) histoire de tuer le temps et de remplir un petit peu mon estomac qui commençait à crier famine.
Vu que le vol direct pour Madrid décollait beaucoup trop tôt pour que je puisse être à l'aéroport en temps et en heure, j'avais réservé un billet Brussels Airline via Bruxelles avec un décollage prévu à 11h50.



En fait, le premier tronçon était opéré par BMI Regional...
L'avion, en provenance de je ne sais où, s'est posé avec presqu'une heure de retard à Nantes.
Du coup, nous avons décollé à 13 heures. Heureusement, mon vol pour Madrid partait de la porte située juste à côté de celle où nous sommes arrivés à l'aéroport de Bruxelles.
J'ai donc eu ma correspondance.

C'est arrivé à Madrid que je me suis rendu compte que mes bagages, eux, n'avaient pas suivi.
Je dois bien vous avouer que je m'en doutais un petit peu, au vu du temps de correspondance de moins de 15 minutes auquel j'ai été soumis.
D'un autre côté, c'est étonnant que ça ne m'était encore jamais arrivé lors d'un de mes nombreux voyage.

Une fois les formalités administratives effectuées, au cours desquelles il m'a été assuré que mes bagages seraient livrés le lendemain matin à l'hôtel, j'ai pris le métro jusqu'au stade Santiago Bernabeu pour aller y faire quelques photos.




Les amateurs de football sauront qu'il s'agit du stade du Real de Madrid, dernier vainqueur de la Ligue des Champions (la onzième de l'histoire du club). C'est un des plus grands stades du monde.





Ensuite, j'ai fait un bref passage par la case hôtel pour prendre possession de ma chambre et enfin, la visite de Madrid pouvait commencer.



Tout d'abord, j'ai pris la Gran Via en direction de la Plaza de Espana et ensuite du temple de Debod (un temple égyptien qui fût sauvé des eaux du lac Nasser lors de la construction du barrage d'Assouan et qui fût envoyé  bloc par bloc en Espagne après 1968 pour remercier les archéologues espagnols de l'UNESCO) où se déroulait une séance de shooting avec une mannequin en maillot de bain...



  



J'ai ensuite traversé les jardins de Sabatini (jardins d'inspiration française aménagés en 1930 du côté nord du Palacio Real pour remplacer les écuries royales qui occupaient autrefois le site) avant d'aller prendre une bière à la terrasse du Cafe de Oriente sur la Plaza de Oriente où un accordéoniste contribuait à une ambiance très agréable.

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Le Café de Oriente est un élégant café ancien dont les tables disposées à l'extérieur sont parmi les plus prisées du centre de la ville. Elles nous offrent le Palacio Real en toile de fond...



J'ai ensuite fait un tour sur la place de l'opéra avant de rejoindre le "Restaurante sobrino de Botin", le plus vieux restaurant du monde (il aurait ouvert ses portes en 1725), afin d'y déguster, dans la vieille salle voûtée, une de leurs spécialités: l'agneau cuit au feu de bois.



En chemin, une petite escale par un supermarché afin d'y acheter du déodorant, une brosse à dents et du dentifrice s'est imposée comme une évidence.



Concernant le restaurant, c'était somme toute assez cher en rapport avec les quantités servies mais ce n'est pas tous les jours que nous avons la possibilité de manger dans le plus vieux restaurant du monde!




Pour finir la soirée, je suis allé déguster un cocktail sur la terrasse de l'hôtel Urban, un des "Rooftop bar de Madrid".

Samedi 23 juillet 2016

Je me suis levé à 8 heures. Il est vrai que j'ai fini la soirée d'hier à plus d'une heure du matin.
Après une bonne douche et un bon petit déjeuner, j'ai réemprunté le même début d'itinéraire que la veille. La partie ouest de la ville était bien mieux éclairée par le soleil qui était à l'est. La lumière était très belle sur le temple de Debod.




Je me suis ensuite dirigé vers le Palais Royal et la cathédrale. J'ai beaucoup apprécié les vitraux très colorés de celle-ci. Malheureusement, il n'était pas possible de monter dans la coupole...


   




J'ai ensuite effectué un petit crochet pour aller voir les quelques restes de la muraille arabe. 





De là, j'ai effectué un petit tour sous le viaduc, la calle de Segovia puis par las vistillas.



Je suis ensuite remonté par la Plaza de la villa (où se trouvait jusqu'il y a peu la mairie) pour rejoindre la Iglésia de San Gines (une des plus anciennes églises de Madrid) qui contient, entre autre un tableau du Greco: "Le Christ chassant les marchands du temple". J'ai visité l'église durant la messe...



Les visites du matin du Covento de las  Descalzas Reales étant complètes, j'ai traversé la Plaza de la Puerta del Sol (le point zéro de l'Espagne), emprunté la Calle Botoneras où j'ai acheté un bocadillo de calamarones à La Campana.




J'ai ensuite dégusté mon bocadillo sur la Plaza Mayor avant d'en faire le tour tout en photographiant ses magnifiques arcades et la statue de Philippe III.




La Plaza Mayor fut conçue en  1619 par Juan Gomez de Mora dans un style typiquement herrerien, dont les flèches en ardoise sont la caractéristique la plus marquante. La première cérémonie qui s'y tint fut la béatification de San Isidro Labrador, le saint patron de Madrid. 




De là, un petit crochet par le Mercado San Miguel pour aller prendre quelques photos s'imposait.



  



  



Ma gourmandise m'a guidé vers la Chocolateria de San Gines. J'y ai dégusté de délicieux churros con chocolate entouré de photos de "people" que je ne connaissais pas hormis Julio Iglesias...



De là, mes pas m'ont mené à la Calle de la Paz (qui contient quelques commerces anciens comme une mercerie à l'ancienne et des magasins d'articles religieux) puis le long de l'académie royale des beux-arts qui était fermée au public pour atteindre l'immeuble métropolis et le cercle des beaux-arts.


J'ai payé les 4 euros pour prendre l'ascenseur qui mène à la terrasse panoramique.
Au sommet, on trouve un bar et un restaurant mais aussi une sublime vue sur toute la ville et les montagnes. Bref, un véritable coup de coeur qui vaut bien plus la peine que le "Rooftop" bar de l'hôtel Urban et qui coûte surtout beaucoup moins cher.



L'heure de réouverture du Covento de las  Descalzas Reales étant arrivée, je m'y suis rendu.
Ce couvent est une véritable merveille (l'escalier peint par  Claudio Coello et qui mène au cloître est somptueux) et contient une multitude d'oeuvres d'art religieux. Bref, c'était le deuxième coup de coeur de la journée.

J'ai ensuite traversé le Barrio de Las Lettras, fait une petite pause devant la maison où Cervantes à fini sa vie pour enfin rejoindre le musée du Prado.

Je comptais en fait profiter de l'entrée gratuite de 18h-20h. La fille d'attente ma découragé!



 J'ai donc opté pour quelques photos au Caixa Forum ( un bâtiment tout en brique, surmonté d'un toit en fer rouillé et qui semble léviter au dessus du sol) qui était sur le chemin du Centro Reina Sofia.



Là, surprise, l'entrée était gratuite de 19 à 21 heures. J'ai attendu sagement 19h pour pouvoir visiter ce musée d'art moderne. C'est surtout le deuxième niveau qui, à mon sens, vaut la peine. La collection contient quelques tableaux de Miro, Dali et bien évidemment Picasso.








C'est au Centro Reina Sofia qu'est exposé "Guernica", le célèbre tableau de Picasso. J'ai donc eu la chance de le voir...



Le centre vaut aussi pour l'architecture de son nouveau bâtiment et sa terrasse.


 


J'ai encore trouvé le courage de marcher jusqu'à la gare d'Atocha mais ensuite mes pieds demandaient grâce. 



J'ai donc pris un bus jusqu'à la Plaza de Cibeles (qui était éclairée par une très belle lumière du soir) et un autre jusqu'à mon hôtel où j'ai eu le plaisir de retrouver ma valise.



Dimanche 24 juillet 2016

En ce dimanche, j'avais prévu une journée un peu plus "nature" et "flânerie".



Mon petit déjeuner assimilé, je sautais dans le métro en direction de la station La Latina.



De là, je me dirigeait vers l'ouest pour un petit circuit qui m'emmenait le long de la Plaza de la Cebada, la Calle de la Cava Baja, la Calle del Almendro, la Plaza de San Andrés et enfin la Plaza de la Paja. Les rues étaient encore endormies et désertes ce qui n'était pas pour me déplaire. 



Ce quartier m'a un peu fait penser au haut quartier des Marolles à Bruxelles.



Cette impression s'est accentuée lorsque je me suis rendu au Marché aux puces del Rastro (le plus grand marché aux puces d'europe).



La plaza  General Vara del Rey avait un petit air de place du jeu de balle...



J'ai parcouru le marché dont une rue est consacrée aux antiquités (la Calle de Carlos Arniches) et l'autre aux vêtements, accessoires et gadgets en tout genre (la Calle de la Ribera de los Curtidores).




Ensuite je me suis dirigé vers le quartier de Lavapiés. Plus coloré et multi-culturel. Ce quartier me faisait quant à lui au quartier Saint-Boniface à Bruxelles, mais en plus ensoleillé.


J'ai enfin compris pourquoi autant de Madrilènes appréciaient Bruxelles. Certains quartiers leur rappellent leur ville...


Mes petits pieds m'emmenèrent ensuite en face du Prado et du Parque del Buen Retiro en faisant un crochet par la belle église San Jeronimo El Real.



Le Parque del Buen Retiro est vraiment très agréable avec ses belles esplanades, ses espaces arborés (dont le plus vieil arbre de Madrid, un conifère mexicain), son petit lac surmonté par le monument en l'honneur d'Alphonse XII et sur lequel il est possible de faire une promenade en barque (moyennant location), son magnifique Palacio de Cristal.








Enfin, plusieurs pavillons à la très belle architecture sont parsemés dans le parc.




Après cette bouffée d'oxygène, j'ai pris la direction des arènes de Madrid (Las Ventas), en métro cette fois. C'est la plus importante arène du monde et elle peut contenir jusqu'à 25000 spectateurs sur 4 étages!



Etre porté en triomphe par les aficionados en franchissant la porte de Madrid (ou porte de la gloire) est le rêve de tout torero car le public madrilène a la réputation d'être le plus exigeant d'Espagne et s'il porte un torero en vainqueur par la porte, c'est que ce dernier a réalisé une performance d'exception.




Comme il me restait un peu de temps avant d'aller récupérer mes bagages avant de me diriger vers l'aéroport, j'ai pris le métro jusqu'à la station Principe Pio pour aller visiter l'Ermita de San Antonio de la Florida.


C'est une petit ermitage tout simple mais qui est tout de même le Panthéon de Goya. Outre le tombeau de Goya (le corps à l'exception de la tête, manquante, fût transféré de Bordeaux en 1919), elle contient un plafond orné de fresques peintes par l'artiste. J'ai pu y admirer le Miracle de Saint-Antoine.




Il était ensuite temps de regagner mon hôtel, récupérer mes bagages, ingurgiter un repas en vitesse dans un fast-food et de me diriger vers le terminal 4 de Madrid-Barajas.
Celui-ci est d'architecture futuriste.
J'adore ce genre d'architecture et je me suis donc régalé en prenant quelques photos pour ma "collection" de photos d'aéroports commencée à Munich.



Voilà, c'était un nouveau voyage très agréable et dépaysant.

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