vendredi 9 septembre 2016

Islande février 2016


Au départ, Nathalie (ma compagne) et moi avions l'intention de partir en Laponie. C'est avec tristesse que nous nous sommes rendus compte que nous n'étions pas suffisamment équipés pour affronter des températures atteignant parfois les -40 °C à cette période...

Après quelques recherches, je me suis rendu compte que l'Islande bénéficiait à cette période d'un climat plus doux, du fait de la protection par le Gulf stream.
Nathalie n'était pas trop tentée par l'Islande car, sur les photos qu'elle avait vues, ce pays lui semblait trop minéral...
J'avais recherché sur un moteur de recherche connu des photos d'Islande l'hiver. Je trouvais celles-ci féériques. Du coup, je les ai montrées à Nathalie. Ces photos ont eu le même effet sur elle que sur moi.
Du coup, nous avons acheté nos billets pour Reykjavik et effectué les quelques réservations nécessaires (4x4 et logement par AirBnB (pour se loger à coût modeste)).
Pour le guide de voyage, j'avais un jour acheté dans un magasin de déstokage les guides du "Petit futé" de l'Islande, de la Finlande et de la Laponie car je comptais bien m'y rendre un jour.
Du coup, nous nous sommes juste penchés sur notre bibliothèque.

A ce moment là, nous ne savions pas encore que nous allions avoir un véritable coup de coeur pour ce pays et ses habitants.


Samedi 30/1/2016

Comme à  chaque fois que nous voulons quitter la Bretagne, le réveil est réglé très tôt pour pouvoir attraper le premier TGV entre Saint-Brieuc et Paris, le TGV de 6h01...
Arrivés à la gare Montparnasse, nous sautons dans le bus-navette Air France vers l'aéroport de Charles De Gaulle.

Après les formalités habituelles, nous montons dans le vol Icelandair FI 543 de 13h20 à destination de Keflavik (l'aéroport de Reykjavik). Le vol se déroule sans problème, le programme de divertissement ne propose que des films ou séries en anglais ou islandais et les repas ainsi que les boissons sont payants à bord...

L'approche de l'aéroport de Keflavik nous offre un spectacle époustouflant!
Nous longeons la côte sud de l'Islande recouverte de neige, éclairée par un magnifique soleil de fin de journée. L'Islande nous révèle déjà en première approche ses magnifiques volcans enneigés, ses côtes découpées comme de la dentelle de Bruges, ses îles (nous passons à la verticale des îles Vestmann)...

A 15h50 (heure locale), nous atterrissons comme prévu à Keflavik.
Là, deux employés de l'agence de location nous attendent avec notre Suzuki Jimny 4x4 (que nous surnommerons plus tard "Gypsie"). Nous les suivons jusqu'à leur bureau afin de procéder aux formalités nécessaires.
Nous avions procédé à une réservation sur le site https://www.rent-a-wreck.is/ car ils offraient les meilleurs tarifs pour un véhicule 4 roues motrices.
Certes, notre Gypsie n'est pas toute neuve (c'est le principe de cette agence de location) mais est en très bon état.

Une fois les derniers conseils assimilés, nous nous dirigeons vers Selfoss, où se trouve notre premier hébergement, par la route n°1...de nuit (car la nuit tombe vers 17h à cette période de l'année).
Je suis tout de même heureux de ne pas être un novice de la conduite sur neige (et glace) car au fur et à mesure de notre avancée, certains tronçons de la routes sont verglassés.
Nous atteignons sans encombre notre logement et faisons la rencontre de notre premier hôte.

Dimanche 31/1/2016

Après une bonne nuit et un bon petit-déjeuner, nous montons dans la voiture alors que le soleil commence à peine à se lever.

Nous réempruntons la route n°1 vers l'ouest (donc en direction de Reykjavik) à la découverte du cercle d'or.

A quelques kilomètres de Selfoss, nous nous arrêtons tout d'abord à Hveragerdi qui est un petit village le long de la N1, situé sur une zone géothermique. Nous prenons quelques photos de la cascade située en amont du village mais ne parvenons pas à trouver les sources chaudes censées se trouver au coeur même du village...


 Pourtant, à l'entrée du village, il est impossible de rater les serres chauffées par géothermie. Ce n'est pas grave, nous reviendrons...



Nous reprenons donc la N1 jusqu'au nord de Reykjavik, à Mossfellbaer, où nous admirons une magnifique petite chapelle surplombant la mer et où nous bifurquons sur la route 36 en direction de Thingvellir.

En route, nous longeons les berges gelées du Thingvallavatn. Cette beauté glacée ne peut que nous émouvoir.


Arrivés à Thingvellir, nous garons la voiture sur un des grands parking et marchons le long de la faille pour atteindre l'Althing qui est l'emplacement où se tenait les premières assemblées du parlement islandais (année 930).



Après plusieurs minutes de contemplation de cette falaise qui protégeait l'assemblée et qui lui offrait une acoustique excellente, nous descendons dans le lit de la rivière jusqu'à la petite chapelle. De là, nous remontons vers la chute Oxararfoss qui est complètement gelée à l'exception d'un petit filet d'eau. Ce spectacle est somptueux!

Sur le chemin du retour vers Selfoss, le Thingvallavatn nous offre ses étendues gelées au soleil couchant. Encore un magnifique spectacle!

C'est les yeux remplis de merveilles que nous nous endormons.



Lundi 01/2/2016

C'est de nouveau au petit matin que nous nous mettons en route  vers Geysir et sont petit frère Strokkur, les 2 geysers les plus connus d'Islande. Pour ce faire, nous empruntons la route 38.
L'accès au site est gratuit, ce qui est rare de nos jours...

Geysir n'a plus assez de force pour sortir de terre. Par contre, Strokkur, lui, projette sa masse d'eau jusqu'à 30 mètres de haut! C'est à la fois beau et impressionnant.

Et comme tout bon touriste qui se respecte, je passe un temps certain à essayer de photographier la bulle du geyser, que je parviens finalement à capter.






Après ce spectacle géothermicotechnique, nous nous remettons en route pour Gulfoss, surnommée la Chute d'or, qui est située à une dizaine de kilomètre de Geysir.

A ce moment, un vent glacial s'est levé mais, malgré tout, nous nous rendons près de la chute.
En fait, Gulfoss n'est plus une chute d'or mais une chute de glace...
Ce spectacle est à nouveau époustouflant et nous laisse pratiquement sans voix.

La faille dans laquelle s'écoule l'eau de la chute est, à mon sens, encore plus belle que la chute elle-même.

Le vent est tellement glacial que, malgré la beauté du site, nous ne pouvons tenir plus longtemps dehors.
Après un passage dans la boutique du site, pour nous réchauffer, nous remontons contraints et forcés dans notre Gypsie.

Nous traversons à nouveau des déserts de glace très faiblement peuplés et où les stations services sont quasi inexistantes.

Nous roulons ainsi en direction de Laugarvatn, un lac au bord duquel se trouve une source chaude.


Lorsque nous arrivons à Laugarvatn, nous nous rendons compte que la source chaude à été presque entièrement détournée pour alimenter un complexe thermal appelé Fontana. La vue sur le lac est à nouveau magnifique.


Nous décidons d'aller nous relaxer dans le complexe Fontana. Celui-ci est constitué de plusieurs bassins d'eau naturellement chaude à différentes températures et de plusieurs sauna. Il comporte également un accès direct au lac qui permet, au sortir du sauna, d'aller faire trempette dans l'eau glacée du lac.


Après ce moment de détente en amoureux, au cours duquel je me suis rendu compte que l'argent de la chaîne que je porte autour du cou et le souffre de l'eau produisaient une réaction chimique entraînant le jaunissement de la chaîne, nous retournons vers Selfoss tout en marquant une dernière petite pose devant une chapelle éclairée.



Mardi 02/2/2016

Cette fois-ci, nous quittons Selfoss un peu plus tard... Nous prenons la direction du cratère de Kerio. Celui-ci n'est bien évidemment plus en activité, et complètement gelé.
Nous escaladons le cratère dont nous faisons le tour tout en profitant du lever du soleil.



De là, nous repartons en sens inverse pour regagner Hveragerdi où nous tentons une nouvelle fois de trouver les sources chaudes situées dans les jardins des habitations. C'est un nouvel échec.
Du coup, nous montons sur les hauteurs du village pour faire une jolie randonnée conseillée par notre hôte.


Là, nous cheminons dans la neige au milieu des sources chaudes.


Après un arrêt dans un petit centre commercial situé à l'entrée de Hveragerdi et qui à la caractèristique d'avoir eu le sol éventré par un tremblement de terre (la crevasse recouverte de verre traverse d'ailleurs le bâtiment), nous choisissons de nous diriger vers la petite bourgade portuaire de Stokkseyri qui compte quelques maisons en bois.

De là nous prenons la direction de Eyrarbakki que nous dépassons avant de traverser le petit pont qui sépare la lagune de la mer.

Et là, nous nous arrêtons sur une petite plage de sable volcanique sur lequel sont parsemés des morceaux de glace!



Nous rêvions de nous retrouver un jour face à une telle plage et là, nous y sommes. Nous sommes littéralement médusés. Une sorte d'apaisement et de mélancolie se dégagent de cet endroit...
Nous voudrions rester là pendant des heures si le froid ne nous rappelait pas que cela n'est pas possible.

Nous continuons donc de rouler dans les campagnes islandaises jusqu'à la tombée de la nuit. La nous effectuons un dernier passage par Hveragerdi où nous avions repéré le petit parc d'activité géothermique qui, pour moi, pouvait donner lieu à de belles photos nocturnes.


Nous retournons ensuite à Selfoss où nous allons dîner dans un chouette petit restaurant bio. Au cours de notre dernière nuit à Selfoss, nous sommes réveillés en plein milieu de la nuit. En regardant par la fenêtre, nous apercevons une très belle aurore boréale au bout du jardin. Nous nous emmitouflons, sortons de la maison pour regarder cela de plus prêt. Nathalie parvient à prendre une photo, moi pas...


Mercredi 03/2/2016

Aujourd'hui, une belle journée de route nous attend.
Nous empruntons tout d'abord la route n°1 de laquelle nous nous écartons pour tenter d'aller voir la cascade
Hjalparfoss que nous ne trouvons pas. Et les magnifiques petits chevaux islandais ne pourront pas nous aider...


Nous continuons ensuite sur la n°1 de laquelle nous nous écartons de quelques centaines de mètres pour aller voir la cascade Seljalandsfoss dont les alentours sont également gelés.

Nous effectuons ensuite un crochet vers le port d'embarquement pour les îles Vestmann. Il n'y a malheureusement pas de traversées à partir de ce port à cette période de l'année. Nous devinons juste les îles dans la brume...

Nous reprenons donc la route tout en continuant d'admirer ces études de neige contrastant avec le bleu acier du ciel.


En route, nous faisons preuve de solidarité pour sortir une voiture d'Allemands coincée dans la neige.
La nuit est déjà tombée lorsque nous arrivons chez notre hôte à  Hvolsvollur.
Nous sommes hébergés dans un petit appartement, équipé à l'ancienne, servant de logement aux saisonniers de ce fermier multifonctions qui élève des chevaux, des moutons et qui possède un chien dont je suis tout de suite devenu le partenaire de jeu.

Jeudi 04/02/2016


Nous repartons sur la route n°1, en direction de Vik. en route nous longeons le Eyafallajökull qui a bien fait parler de lui en 2010 lorsque son éruption à bloqué entièrement le trafic aérien durant une bonne période.
Nous nous arrêtons au point de vue pour l'admirer.

Ensuite, nous effectuons une pause à Skogar pour admirer la Skogafoss au sommet de laquelle nous montons non sans mal sur des escaliers verglassés.
La vue de là haut est à nouveau magnifique.


Nous redescendons et reprenons la route de Vik.
L'embranchement avec la route 215 est complètement obstrué par de la neige. Je pense que même notre petite Gypsie ne passerait pas et nous renonçons donc à monter au sommet des falaises qui surplombent Vik.
Nous empruntons donc le col qui mène à Vik, qui au niveau de l'enneigement est praticable, mais qui est exposé à de violentes rafales de vent.

Arrivés à Vik, nous effectuons une petite pause à la station service où nous apprenons sur des écrans que la route va être fermée. Nous prenons une dernière photo des îles Vestmann avec les falaises de Vik et sautons dans la voiture. Nous reprenons la route en sens inverse en faisant semblant de ne pas voir le panneau qui indique que la route est maintenant fermée...

Dans le col, nous nous rendons compte que les rafales de vent sont encore plus violentes. Nous parvenons tout de même de l'autre côté.

Là nous portons secours à un couple de Corses qui s'est enneigé dans l'embranchement avec la route 215.
Nous sortons la corde que j'avais emmenée au cas ou, et accrochons une extrémité à Gypsie et l'autre à la grosse Land Cruiser. Notre petite Suzuki s'en sort bien et parvient à extirper la Land Rover de la neige.

De retour à Hvolsvollur, nous contournons, mine de rien, le gros 4x4 de la police qui ferme la route...

La tempête soufflant fortement, notre hôte nous conseille d'aller à la piscine... Nous sommes tout d'abord étonnés mais, de toute façons, il n'y a rien d'autre à faire.

Nous entrons dans le bâtiment de la piscine, passons par les vestiaires et là, surprise, à la sortie des vestiaires, nous nous retrouvons face à une piscine en plein air!
La piscine étant chauffée par géothermie, l'eau est chaude et agréable mais la tempête provoque tout de même des bonnes vagues dans la piscine...
La fin de la journée sera occupée par un moment de détente entre bains chauds, jacuzzi et hammam.

Vendredi 05/2/2016

Aujourd'hui, nous retournons vers la péninsule de Reykjanes.
A Selfoss, nous reprenons la route de la côte, passons à côté de la seule prison d'Islande, retraversons Stokkseyri et Eyrarbakki pour enfin atteindre notre plage de sable noir paradisiasque. Aujourd'hui, la lumière est différente et nous trouvons l'endroit encore plus beau! Promis, si nous revenons en Islande, nous repasserons ici et prendrons un peu plus de temps pour profiter du lieu!


Ensuite, nous faisons un petit crochet par la petite église bucolique de Strandakirkja avant de continuer sur la route 42 entre montagnes et coulées de lave. Le paysage est magique!



De là, nous bifurquons vers le lac Kleifarvatn dont nous longeons la côte sud où se trouvent des sources géothermiques.


Enfin, nous regagnons Keflavik pour prendre possession de notre logement. Là, nous prenons quelques photos sur le port avant de nous rendre à Gardur et ses phares.
En soirée, nous faisons un crochet par le Blue Lagoon dont les tarifs exhorbitants nous ôtent l'envie d'entrer.
Nous terminons donc notre journée au pied des phares de Gardur avant de regagner Keflavik.


Samedi 06/2/2016

Cette dernière journée est réservée à la visite de Reykjavik. Nous prenons la voiture et nous rendons au centre ville où nous trouvons à nous garer gratuitement sur le  parking d'une... piscine municipale.
Nous descendons directement vers la vieille ville. Nous longeons le lac Tjornin, la mairie, le parlement, nous allons visiter la cathédrale, le marché au puces de Kaloportio où je goûte aux Pylsur (hot-dog local), le cimetière Sudurgata et son enclos de marins bretons.
Nous visitons également le quartier du port et ses baleiniers, passons devant la salle nationale de concert, etc.
Même le musée de la photographie ne parvient pas à m'emballer...
Bref, nous sommes venus, nous avons vu et nous ne reviendrons pas à Reykjavik que nous trouvons sans âme.

Dimanche 07/2/2016

Le temps est venu de regagner la France, Nous laissons la voiture à l'aéroport à 5 h du matin et prenons le vol de 7h40.

Nous arrivons sans encombre chez nous, la tête remplie de souvenirs. Nous nous faisons la promesse de retourner en Islande en hiver, et ceci dès l'année prochaine.
Ce voyage restera mon coup de coeur de ces 10 dernières années.


Article en rapport:  
La douche islandaise
Kaffi Krus
Islande février 2017

lundi 5 septembre 2016

Comment vaincre le décallage horaire?

 

Si comme moi, vous voyagez sur de longues distances vers l'est ou vers l'ouest, vous avez certainement déjà été exposé au Jetlag ou syndrome du décalage horaire et ceci sans peut-être vous en rendre compte.

Le jetlag est un terme d’origine anglaise (de jet : avion, et lag : décalage), utilisé pour désigner l’ensemble de troubles liés à la désynchronisation des horloges biologiques à la suite d’un déplacement en avion à travers, au moins, trois fuseaux horaires.

Ce décalage brutal des rythmes internes, et du temps externe, constitue un véritable traumatisme pour l’organisme.
Le dépassement des capacités d’adaptation de l’équilibre veille-sommeil peut provoquer, de manière souvent retardée, des troubles physiques et psychiques similaires à ceux que l’on observe chez les personnes qui ne s’adaptent pas au travail de nuit (fatigue, irritabilité, déshydratation, ronflement, douleurs et troubles fonctionnels, insomnie et/ou accès de somnolence diurne).
Ainsi, les heures de repas, l'activité et l'endormissement sont décalés pour un individu donné par rapport à ses habitudes.

Un vol transméridien (vers l’est ou l’ouest) de plus de trois heures provoque un déphasage biologique qui peut être à l’origine de nombreux troubles fonctionnels.
C'est ce tableau qui est connu sous le nom de "jetlag".
Dans sa forme complète, le jetlag est une sensation de fatigue (physique et intellectuelle) associée à des douleurs et à des troubles fonctionnels.

Les symptômes qui sont dus au décalage horaire sur un long trajet aérien transméridien sont (liste non exhaustive) :
- L'insomnie. Les troubles du sommeil sont essentiellement liés à la difficulté de l'endormissement et au réveil nocturne s'accompagnant d'une difficulté de réendormissement. Enfin le réveil trop précoce survient quelquefois, tout ceci étant à l'origine d'une perturbation pendant la journée à type de somnolence ou de mal-être général. La privation de sommeil est quelquefois à l'origine d'une diminution de la vigilance pouvant être préjudiciable en cas de conduite automobile. Les troubles du sommeil, peuvent quelquefois être à l'origine à moyen terme d'une dépression nerveuse dont les causes passent quelquefois inaperçues.Des troubles du comportement ou de la vigilance.
- Les troubles de l'humeur se caractérisent le plus souvent par l'irritabilité et un malaise psychologique.
- Une fatigue plus ou moins importante s'accompagnant quelquefois d'une baisse des performances des capacités d'apprentissage est désagréablement ressentie par le sportif de haut niveau.

Pour s'adapter au jetlag, il s’agit en fait d’apprendre à désobéir aux règles qui sous-tendent les mécanismes de l’horloge interne. 
  • Dormez bien avant le départ. Il est tout à fait recommandé de se mettre en condition pour pouvoir faire la sieste l’après-midi avant le départ. Même si vous ne dormez pas, cela aura un effet bénéfique sur l’adaptation à vos nouveaux horaires. Un voyage commencé dans des conditions d’insuffisance du sommeil sera beaucoup plus mal supporté. 
  • Quand cela est possible, et seulement pour les individus souffrant d'une intolérance importante au décalage horaire, il est conseillé de se décaler progressivement lors du coucher et du lever, quelques jours avant le voyage. Ceci doit se faire à raison d'une demi-heure par jour. Dans ce cas, une lampe de luminothérapie peut vous aider.
  • Évitez la consommation d’alcool à cause de son effet néfaste (direct et indirect) sur les cycles du sommeil. 
  • Avant le départ, alimentez-vous et surtout pensez à boire plus d’eau que d’habitude (la privation de sommeil déshydrate, vous éviterez peut-être une colique néphrétique ou un problème de constipation). 
  • Mettez votre montre à l'heure du pays où vous arrivez
  • Dans l’avion, évitez les repas copieux.
    Des études récentes mettent l’accent sur l’intérêt d’un jeûne prolongé à bord de l’avion. 
  • Si vous séjournez à votre point de destination pendant plus de quelques jours, essayez de convaincre votre corps de rester éveillé et actif durant les heures de clarté et respectez le plus vite possible les rythmes de repas du nouveau fuseau horaire.
    Si, au contraire, votre voyage ne dure pas plus de quelques jours dans le nouveau fuseau horaire, vous irez mieux si vous arrivez à conserver le rythme de vie que vous aviez chez vous avant votre départ (quitte à paraître un peu discourtois). Ce sera pour vous l’équivalent d’une courte période de travail de nuit et la bonne gestion de la sieste vous aidera à gérer la dette. 
  • Gérez votre sommeil et la quantité de lumière à certaines périodes de la journée 
  • Quand on effectue un voyage vers l'Ouest il est conseillé de s'exposer à la lumière le soir et d'éviter celle du matin en portant par exemple des lunettes de soleil. Lors d'un voyage vers l'Est il faut s'exposer à la lumière le matin, et si possible éviter la lumière le soir en portant des lunettes de soleil le soir.
  • Il est déconseillé de faire la sieste.
  • Le café peut être utile si nécessaire à l’arrivée mais il faut savoir tenir compte de sa durée d’action d’au moins 4 à 6 heures. 
  • L’utilisation d’ampoules de luminothérapie est validée dans le cadre de l’adaptation aux décalages horaires. 
  • L’exercice modéré aide à améliorer la qualité du sommeil et l’adaptation au nouveau fuseau horaire. Son effet, éveillant et synchronisateur, est potentialisé par la luminothérapie et les autres somnicaments.
    D’une manière générale, la pratique minimale d’une activité sportive (20 mn 4 fois par semaine) est suffisante pour améliorer l’état de santé et accroître la tolérance au stress.  
  • Les somnifères à condition que leur usage soit justifié et dans la mesure où le sujet "connaît" le sommeil, peuvent être des outils de "mise à l’heure", avant ou après le voyage.
    En pratique, il ne doivent être utilisés que ponctuellement : une à trois prises maximum pour « forcer » le corps à s’endormir selon le nouvel horaire.
    Il est toujours préférable d’anticiper sur le nouveau rythme quelques jours avant le départ afin de se coucher au rythme local dès l’arrivée.  
Quelles que soient les capacités individuelles d’adaptation aux rythmes imposés, la synchronisation interne nécessite plusieurs jours.

Le sens du voyage a une grande importance car l’organisme s’adapte mieux aux voyages vers l’ouest qu’aux voyages vers l’est.

Vers l’Ouest (Paris/Pointe-à-Pitre), le cerveau doit compenser une « journée solaire » rallongée de 6 heures. Il doit donc retarder les horloges de la somnolence du soir jusqu’au nouveau rythme.
On a coutume de dire qu’il faut environ un jour par heure de décalage, soit au mieux 6 jours pour un vol vers les Antilles, par exemple.
Ce décalage vers l’ouest est plus rapide et mieux supporté que dans le sens inverse.

Vers l’Est, le retour des vacances aux Antilles par exemple, le cerveau « perd » 6 heures sur la journée et il est plus difficile de raccourcir la période du balancier que de la rallonger. Si le sujet a une tendance au retard de phase, il arrive que le décalage se fasse en rallongeant la période de plus 18 heures ! (24 - 6 ).
Ainsi, chez certaines personnes, le jetlag provoqué par des vacances aux Antilles peut engendrer des troubles fonctionnels pendant plusieurs mois.

Dans l’idéal : il est préférable d’arriver en soirée dans le pays d’accueil de manière à pouvoir se coucher pour la nuit après un repas riche en protéines (pour interrompre le jeûne qu’on aura pris soin de respecter dans l’avion).

Mon expérience 

En ce qui me concerne, je m'adapte plutôt pas mal au décalage horaire mais ceci à condition de respecter certaines règles strictes.

Voyage vers l'est

- Quelques jours avant le départ, j'essaie de me décaler progressivement en me levant plus tôt et je m'expose dès mon réveil à ma lampe de luminothérapie. Durant la journée, j'essaie d'avancer mes repas et, le soir, j'essaie de ne pas trop m'exposer à la luminosité (port de lunettes de soleil). J'essaie également d'aller dormir plus tôt en évitant de regarder la télévision ou un ordinateur avant d'aller me coucher. Le plus important étant de conserver mon nombre d'heures habituel de sommeil.

- Le jour du départ, je bois beaucoup d'eau et évite TOUS les excitants: café, tabac (je ne fume pas), alcool. Je m'alimente normalement.

- Dans l'avion, je règle ma montre sur l'heure de destination. Je me régale avec le programme de divertissement. Je mange normalement dans l'avion. Surtout, j'essaie de faire une sieste d'une heure entre 13h-14h (heure de la destination) avec un réveil pour me réveiller. Lors du petit-déjeuner servi dans l'avion, je m'autorise un thé ou un café. En gros, je passe une nuit quasi blanche.

- A destination, j'essaie d'emblée de manger quelque chose aux heures de repas locales, je porte des lunettes de soleil dès la fin d'après-midi et je vais dormir à l'heure locale. Habituellement, je n'ai aucun problème pour m'endormir...

- Les premiers matins à destination, j'ai tendance à mettre le réveil pour me réveiller de bonne heure.

Voyage vers l'ouest

- Quelques jours avant le départ, j'essaie de me décaler progressivement en me levant plus tard  Durant la journée, j'essaie de retarder mes repas et, le soir, j'essaie  m'exposer à la luminosité. Au besoin, selon la saison, je m'expose en fin de journée à ma lampe de luminothérapie.Je tente d'aller dormir plus tardr. Le plus important étant de conserver mon nombre d'heures habituel de sommeil.

- Le jour du départ, je bois beaucoup d'eau et bois pas mal de café et de thé car je vais devoir tenir une nuit blanche. Je m'alimente normalement.

- Dans l'avion, je règle ma montre sur l'heure de destination. Je me régale avec le programme de divertissement. Je mange normalement dans l'avion. Surtout, j'essaie de faire une sieste d'une heure entre 13h-14h (heure de la destination) avec un réveil pour me réveiller. Lors du petit-déjeuner servi dans l'avion, je m'autorise un thé ou un café. En gros, je passe une nuit quasi blanche.

-  A destination, j'essaie d'emblée de manger quelque chose aux heures de repas locales, je m'expose au maximum de lumière possible (si je rentre à la maison, j'utilise la lampe de luminothérapie) et consomme pas mal de thé ou de café. Je vais dormir à l'heure locale. Habituellement, je n'ai aucun problème pour m'endormir...


Et la mélatonine?

Personnellement, je ne l'ai jamais essayée. Par contre, ma compagne est très sensible aux décalages horaires qui la perturbent complètement.
Lors d'un voyage au Québec, elle a mis plus d'une semaine à l'aller et au retour pour s'adapter...
Lors de notre récent voyage au Japon, j'appréhendais le fait qu'elle revive la même mauvaise expérience. Une de nos collègue nous avait dit qu'elle avait pris de la mélatonine lors d'un voyage aux USA et que cela avait été miraculeux.
Du coup, lors de notre voyage au Japon, ma moitié a pris religieusement son petit comprimé de mélatonine avant d'aller dormir et... MIRACLE! Elle a très bien assimilé le décalage horaire.
Du coup, je pense que si, comme elle, vous supportez très mal les décalages horaires, la mélatonine de synthèse peut (à coût modéré) vous rendre un fier service.




 

Delta du Danube octobre 2018

Ce voyage prend place dans une contexte un peu particulier. La décision a été prise un peu tardivement car mon ami Bogdan n'était pa...