lundi 23 janvier 2017

Japon mai 2016



Fin 2015, alors que nous dînions avec mon frère et ma soeur dans un excellent restaurant situé dans la partie flamande de la Belgique, nous en sommes venus à évoquer les voyages que nous aimerions bien effectuer. Lorsque j'ai évoqué mon rêve d'aller au Japon, ma soeur a tout de suite embrayé et dit qu'elle aussi, elle en rêvait.

Du coup, j'ai tout d'abord déterminé la période propice pour y aller et ensuite guetté les promotions des compagnies aériennes.

La promotion de "rêve" est apparue fin novembre-début décembre. Turkish Airlines proposait des vols sur Tokyo ou Osaka à moins de 500 euros pour des départs au printemps 2016.

J'avais décidé de poser deux semaines de vacances début mai, donc nous avons acheté nos billets pour cette période. Je savais que c'était un peu tard pour les cerisiers en fleur mais j'avais oublié la sacrée "golden week" qui aura angoissé ma soeur durant plusieurs nuits.
Elle avait entendu dire que tous les logements et moyens de transport étaient pris d'assaut à cette période...

Comme Nathalie m'avait confié sont envie de visiter le Japon ancestral et que je sais qu'elle n'aime pas trop les mégapoles, nous avons pris nos billets pour Osaka.

Nous avons aussi proposé à ma soeur d'être du voyage. Elle n'a pas hésité longtemps à réserver ses billets d'avion...

Au final, je n'ai eu aucun mal à finaliser un itinéraire et encore moins à effectuer des réservations de logements que nous voulions économiques.



Samedi 30 avril 2016

Comme nous décollons un peu plus tard que d'habitude, nous prenons le TGV de 10h09 à Saint-Brieuc. Ca nous fait tout de même deux heures de sommeil en plus, ce qui n'est pas à négliger au vu du périple que nous entamons...
Nous arrivons à la gare Montparnasse aux alentours de 13h30 et nous sautons dans le car Air France qui nous amène à Roissy CDG où nous arrivons vers 15 heures.

Nous procédons à l'enregistrement des bagages et embarquons à bord de l'Airbus A330 de chez Turkish Airlines qui assure le vol TK1828.
L'espace pour les jambes est suffisant, le programme de divertissement est varié et le repas très satisfaisant à la fois en quantité et en qualité.

Nous atterrissons à Istanbul Ataturk à 00h10 heure locale.

Dimanche 1 mai 2016

Nous retrouvons ma soeur, qui est arrivée avec un vol en provenance de Bruxelles, dans l'aéroport d'Istanbul.

Nous embarquons, ensemble à bord du vol TK0046 de 1h35 à destination d'Osaka.
Nous avions pris soin de nous enregistrer à l'avance sur internet afin d'être assis proches les uns des autres.

Durant le vol, je dévore plusieurs films et le service repas est toujours très correct.

J'effectue mes siestes programmées afin de me décaler et de mieux encaisser le jetlag.

Nous attérissons aux alentours de 18 heures à Osaka.

Déjà à l'aéroport, nous sommes surpris par la discipline et la politesse des Japonais...

Nous mettons quelques minutes à acheter nos billets de train aux automates de la gare et embarquons à bord d'un train de la compagnie Nankai Ltd en direction de la gare Shin-Imamiya.
J'avais pris soin d'imprimer les horaires des trains à partir du site Hyperdia qui affiche tous les horaires des trains japonais.

Nous arrivons enfin à Shin-Imamiya après quarante minutes de trajet et marchons ensuite encore quelques centaines de mètres pour rejoindre notre "Backpackers hotel". 

Avant de nous coucher, nous mangeons des nouilles chinoises que nous préparons dans la cuisine de l'hôtel.

Exténués, nous nous endormons sur nos futons.



Lundi 2 mai 2016

Après un petit-déjeuner pris à l'hôtel, nous prenons le métro à l'arrêt Shin-Imamiya en direction de l'Umeda Sky Building. Pour ce faire, nous empruntons la ligne rouge du métro qui parcourt la ville du nord au sud.



Au pied du building, nous observons d'abord cette arche ainsi qu'un petit jardin type "japonais". En effet, la tour n'ouvre qu'à 10 heure. Nous mettons d'ailleurs un petit temps pour trouver l'endroit où se trouvent les ascenseurs qui montent au sommet de la tour.



Une fois l'accès aux ascenseurs ouvert, nous montons dedans. Ce sont des ascenseurs en verre avec vue panoramique. Pour ceux, comme moi, qui ont le vertige, c'est assez impressionnant!!!
Nous franchissons les cinq derniers étages dans un escalator en verre tendu entre les deux tours.


Au sommet, nous flânons dans la boutique et faisons le tour de l'étage jusqu'à trouver des grandes fenêtres nous offrant une vue panoramique sur la ville d'Osaka.




Vu le prix (700 yens) nous décidons ne pas monter à l'Observation Deck.

De l'Umeda Sky Building, nous redescendons vers le sud et faisons un crochet par la Osaka Central Station qui est maginifiquement décorée avec des fleurs. Il y a même un magnifique escalier peint avec des motifs floraux.






Nous continuons ensuite notre route vers le sud et atteignons la Nakano-Shima Island. 
Nous longeons le Osaka City Hall ainsi que le Osaka Central Public Hall (l'opéra) et aboutissons au Nakanoshima-koen où nous nous posons pour un pic-nique bien mérité.



Ce parc est un véritable petit poumon vert au coeur de la ville.

Après ce déjeuner bien mérité, nous repartons vers le Osaka-jo. 



Nous prenons des photos de l'extérieur mais n'entrons pas à l'intérieur car, plus tard au cours du voyage, nous visiterons le château de Matsumoto...



Nous traversons donc le jardin (Osaka-jo koen) et nous dirigeons ensuite vers America mura, Dotombori et Dotombori Arcade.






Nous empruntons ensuite la Hozen-ji Yokocho (une petite ruelle typique) et parvenons au petit temple d'Hozen-Ji, havre de paix situé en plein coeur du centre tumultueux d'Osaka.






Nous perséverons ensuite vers le sud, par Shin-sekai (située au coeur de Den Den Town, le quartier des gamers) et en profitons pour dîner en terrasse d'un petit restaurant typique. 


La nuit commence à tomber lorsque nous atteignons la Tsuten-Kaku Tower, un des symboles d'Osaka.


Exténués par cette journée, nous rentrons à l'hôtel en renonçant volontairement à visiter le quartier du port où se trouvent l'Aquarium d'Osaka, Legoland ainsi qu'une grande roue géante.


Malgré le décalage horaire, nous nous endormons comme des masses.



Mardi 3 mai 2016

Aujourd'hui, nous avons prévu de visiter Nara.

Nous passons tout d'abord au supermarché situé à deux pas de notre hôtel afin d'y acheter notre pic-nic. Eb entrant, nous avons plus l'impression d'entrer dans un Luna-Park que dans un supermarché...



Nous marchons ensuite les quelques centaines de mètres qui nous séparent de la gare de Osaka Shin-Imamiya et montons dans le train pour Nara. A nos pieds, les plaques colorées se succèdent.




C'est très pratique car il y a un train toutes les 10 minutes et le trajet dure à peine 40 minutes. Nous prenons le train en même temps que les étudiantes.



Arrivés à la gare, nous cheminons à pieds vers la Nara-koen Area.
Sur notre route, nous faisons quelques petites haltes dans des boutiques d'artisanat. Nathalie y fait quelques achats car, il faut bien l'admettre, les Japonais sont fabriquent des choses extraordinaires.


Nara est la première capitale permanente du Japon. La ville compte 8 sites classés par l'UNESCO.
Nara est également connu pour ses daims. Il y en aurait environ 1200!
A l'époque pré-bouddhiste, ils étaient considérés comme les messagers des dieux. A l'heure actuelle, il sont considérés comme "trésor national".
 Dès notre arrivée, nous les rencontrons. Nous croisons également des femmes en tenue traditionnelle.





Nous entamons notre visite par le temple de Kofuku-ji et ses deux pagodes.
Ce temple a été transféré de Kyoto à Nara en 710 afin d'en faire le temple principal pour la famille Fujiwara. La plus élevée des deux pagodes est la deuxième pagode la plus haute du Japon, juste derrière la Tô-ji de Kyoto.





Nous prenons ensuite la direction des jardins japonais. En route, nous croisons de nouveaux des daims, des conducteurs de charrettes, des dames en tenue traditionnelle.





Nous entamons notre visite des jardins de la zone sacrée par le Yoshiki-en, un jardin typiquement japonais dont la visite est gratuite.
A l'origine, il s'agissait de la résidence des grands prêtres du Todai-ji. Le jardin actuel date de 1918.




Nous visitons ensuite le Isui-en garden situé juste à côté. Celui-ci est payant mais vaut la peine. Ce jardin date de l'ère Meiji...
Nous visitons également le musée d'art qui lui est adjacent.










Affamés, nous nous installons sur une pelouse, à l'abri, cachés par un arbre afin de déguster notre pique-nique.

Une fois rassasiés, la visite peut reprendre. Nous nous dirigeons donc en direction du Todaï-ji. En chemin, nous croisons d'autre japonaises...



Nous en profitons également pour jeter un coup d'oeil dans les cours des bâtiments que nous croisons sur notre route.



Nous arrivons enfin au Nandai-mon, une porte énorme qui contient deux sculpture en bois: les gardiens Nio.




Nous continuons  otre chemin vers l'enceinte du Todai-ji que nous atteignons finalement.
Celui-ci renferme au sein du Daibutsu-den Hall, le fameux Grand Bouddha de Nara.
Le Daibutsu-den est le plus grand édifice en bois au monde.





La visite du temple peut enfin commencer.



Le Grand Bouddha est une des plus grandes statues en bronze au monde.



Nous poursuivons notre journée par la visite des autres temples du site.





Et nous découvrons nos premiers cerisiers en fleurs.



Nous visitons tour à tour le Nigatsu-do, le Sangatsu-do, le Tamukeyama-hachimangu, le Kasuga-taisha, etc.
Une visite très complète.




















Après cette belle journée de visite, bien remplie, nous regagnons la gare de Nara d'ou nous regagnons la gare de Shin-Imamiya.

De retour à Osaka, je n'ai pas le courage d'aller faire des photos de Dotomburi by night...



Mercredi 4 mai 2016

Aujourd'hui, nous partons pour Koyasan, la deuxième montagne sacrée du Japon après le mont Fuji.
Avant de nous rendre à la gare, nous faisons un crochet par le supermarché afin d'y acheter quelques vivres pour notre pique-nique.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la gare de Shin-Imamiya où nous montons dans le train en direction de Gokurakubashi de 9h26 car celui de 9h02 était complet...
Ce train est une sorte de train de banlieue qui s'enfonce ensuite dans les campagnes, nous laissant entrevoir des paysages champêtres et des ponts japonais...



Arrivés à Gokurakubashi, nous descendons du train et parcourons quelques mètres à pieds pour changer de gare.
En effet, la deuxième partie du voyage s'effectue en funiculaire d'une autre époque qui n'a rien à envier à celui de Lyon...



Au sommet, nous montons dans des bus car la route entre la gare du funiculaire et le centre du sanctuaire est interdite aux piétons.

Koya-san est un plateau surélevé, couvert d'épaisses forêts et entouré par 8 sommets. L'attraction majeure est constituée par le complexe monastique de Koya-san, qui est le quartier général de l'école Shingon de bouddhisme ésotérique dont le fondateur est Kobo Daishi.
C'est un lieu qu'il faut absolument visiter dans la région du Kansai!

Le bus nous dépose au centre du complexe. Nous nous dirigeons ensuite, à pieds, vers l'est où se trouve le vaste cimetière d'Oku-no-in.
Celui-ci est parcouru par de multiples petits sentiers cheminants entre les cèdres et les milliers de tombes...



Certaines pierres tombales, plus modernes, sont d'ailleurs assez étranges...




Nous nous posons au pied d'un temple, entourés par un ruisseau et des cerisiers en fleurs, pour dévorer notre pique-nique.
C'est la première fois de notre vie que nous pique-niquons dans un cimetière...





Nous reprenons ensuite notre marche vers le Toro-do, le hall des lanternes. les tombes se succèdent sous les cèdres.





En chemin, nous croisons des amocellements de petites statues parfois habillées.


L'existence de ces statues trouve son origine dans une légende japonaise assez triste, celle de Jizo et des enfants errants que vous pourrez lire en cliquant sur ce lien: 

http://espacelanguetokyo.tumblr.com/post/101836755106/lors-de-votre-visite-au-japon-vous-avez-peut-%C3%AAtre

Au plus nous approchons du Toro-do, plus l'effervescence se fait sentir. Nous croisons points où l'on dépose des offrandes, des moines copistes, etc.





Sur le chemin, nous longeons le pont Mimyo-no-hashi. Les plaques en bois gravées se trouvant dans la rivière sont en mémoire des bébés avortés ou morts de noyade.



Nous atteignons ensuite le Miroku-ishi. Les pélerins tentent de soulever une pierre à travers un trou. Le poids de la pierre étant proportionnel au poids de nos péchés...




Nous atteignons finalement le temple des lanternes. Il contient plusieurs centaines de lanternes dont deux ont brulé, selon les croyances, pendant plus de 900 ans.






Nous croisons également pas mal de pélerins.



Sur le chemin du retour, sillonant entre les cèdres, nous sommes accompagnés par nos petits amis déguisés...





et des sépultures...



Nous regagnons ainsi le village. Nous atteignons le Karukay-do qui contient une magnifique collection de peintures représentant des scènes de vie japonaise.





Nous continuons notre chemin vers l'ouest et visitons un petit temple dans lequel un moine fait des démonstrations d'origami. Dans ce temple, ce trouve une crypte avecune statue d'un Bouddha couché.





Nous prenons ensuite un bus jusqu'à l'extrémité ouest du site. Nous entrons dans le district sacré de Garan. Nous cheminons d'ouest en est dans un dédale de temples et  pagodes.












Nous terminons notre journée à Koyasan par le Kongobu-ji. Celui-ci est le quartier général de l'école Shingon et la résidence de l'abbé de Koyasan (le grand prêtre). Le ba^timent vaut le coup d'oeil ainsi que le jardin de rochers. Le prix d'entrée comprend une tasse de thé ainsi qu'une part de gâteau de riz que nous ingurgitons en vitesse car le lieu va fermer...









Après cette dernière visite, nous reprenons le bus jusqu'à la gare du funiculaire que nous empruntons et finalement le train jusqu'à Shin-Imamiya.

Jeudi 5 mai 2016

Aujourd'hui, nous quittons Osaka pour Takayama. C'est aussi le jour de notre première expérience en shinkansen! Nous nous réjouissons!
Nous prenons le train jusqu'à la gare centrale d'Osaka où nous admirons depuis le quai ces magnifiques trains à grande vitesse.






Nous observons également avec attention l'étrange ballet des employés des chemins de fer japonais, toujours empreints de grâce et de discipline.


Nous sommes impatients et cela se voit!


A la gare de Nagoya; nous parvenons à attraper notre correspondance pour Takayama malgré l'interval de temps ultra court (moins de 10 minutes) entre nos deux, trains le shinkansen arrivant en gare en zone "Grandes Lignes" et notre train pour Takayama partant d"une autre zone de la gare située à l'opposé.
Nous courons, demandons notre chemin et parvenons à monter dans notre train panoramique.

Arrivés à Takayama, nous allons déposer nos sacs au Super Hotel Hida Takayama, sorte d'Ibis japonais situé pas très loin de la gare.

Ensuite, nous partons à la découverte de la ville et commençons par aller faire quelques courses au supermarché et pique-niquons dans un parc où les étudiants font une pose.



Nous prenons ensuite la direction du Hida Kokubun-Ji qui est le temple le plus ancien de Takayama.
Les bâtiments les plus anciens ont été construits au 8ème siècle mais ont été détruits par des incendies. Le bâtiment le plus ancien à l'heure actuelle date du 16ème siècle.







Dans l'enceinte du temple, on peut admirer une pagode à trois niveaux ainsi qu'un ginko vieux de 1200 ans!






Le reste de l'enceinte du temple renferme des petits offertoires classiques ainsi que les habituelles lanternes.



  
Nous nous dirigeons ensuite vers le nord. 







Au fur et à mesure de notre avancée, nous ressentons une certaine agitation: des enfants en kimono qui courent, des personnes âgées marchent en groupe dans la rue en tenue traditionnelle.




C'est alors que nous tombons sur une cérémonie (dont nous n'aurons jamais l'explication) impliquant des enfants sous le regard des parents.













Nous admirons un certain temps ce très beau spectacle et continuons ensuite notre circuit jusqu'à tomber sur une autre cérémonie au cours de laquelle nous pouvons assister à une danse du dragon.






Nous continuons ensuite à flâner entre maison en bois, temples, etc.
Visiblement, la ville est en effervescence.












Après en avoir pris plein les yeux, nous traversons la rivière Miyagawa en empruntant un pont surmonté par un Tori de béton.




Nous nous trouvons enfin dans le coeur historique de Takayama avec ses rues entières de maisons en bois.




C'est en partie là, dans ces rues traditionnelles, que réside le charme de Takayama. Une fois la rivière traversée, on se trouve dans le quartier très photogénique de Sanmachi-suji avec ses cafés, ses brasseries à sake, ses commerces et ses maisons anciennes magnifiquement préservées.
Nous flânons dans les ruelles, nous arrêtons au pied d'un temple et prenons ensuite la direction des hauteurs de la ville afin d'y admirer le panorama.









Nous redescendons ensuite vers la ville, que nous retraversons à la nuit tombante et regagnons les abords de notre hôtel entre les enseignes lumineuses des restaurants.












Nous allons dîner dans un petit restaurant typique, où le menu est écrit seulement en japonais et où l'on nous sert le plat du jour (un délicieux plat de nouilles), assis à une table basse en bois, sur des petits coussins

Nous terminons notre soirée en prenant notre premier bain japonais à l'hôtel.




Vendredi 6 mai 2016

Nous débutons notre journée avec un délicieux petit déjeuner traditionnel (où la soupe miso, les nouilles et les algues sont bien présentes) servi à l'hôtel.




Nous partons ensuite à la découverte de Takayama.





Nous commençons par le marché matinal Miyaa-gawa qui se déroule le long de la rive est de la rivière Miyaa-gawa. On y trouve de tout: caligraphes, souvenirs, nourriture, pâtisseries, etc.


















Après le marché, nous parcourons les rues bordées de maisons traditionnelles, d'échoppes en tout genre où flânent les touristes et les étudiantes.








































De flânerie en flânerie, nous arrivons au pied du pont qui mène au Takayama-jinya.







Le petit marché qui s'y déroule (essentiellement des fleurs) touche à sa fin.
Le Takayama-jinya est le dernier bâtiment de la préfecture Tokugawa shogunate qui était le centre administratif du clan Kanamori.
Le bâtiment actuel date de 1816 et a été utilisé comme bureaux par le gouvernement local jusqu'en 1969. Il contient un grenier à riz, un jardin ainsi qu'une... chambre de torture.
Bien que sa visite soit gratuite, nous faisons l'impasse sur celle-ci, préférant visiter la ville au grand air.


Nous rebroussons donc chemin et continuons à explorer les ruelles du centre ville.













Ayant parcouru le centre ville en long, en large et en travers, nous décidons d'entamer une petite randonnée vers Takyama-jo, situé sur les hauteurs de la ville.






La randonnée que nous entamons à travers la fôret et le parc de shiroyama koen est des plus dangereuse au vu des nombreux panneaux nous indiquant les dangereux mammifères que nous pourrions rencontrer en chemin...





Un autre danger nous guettent, bien plus sournois celui-là: la désorientation!




A première vue, sur ce plan, ainsi que sur le plan en notre possession, nous ne nous rendons pas compte que, contrairement à chez nous, le nord est orienté au bas de la carte!
Nous ne nous en rendrons compte que bien plus tard après nous être égarés...


Nous cheminons dans la forêt et arrivons enfin au niveau d'un magnifique petit temple. Nous prenons beaucoup de plaisir à en faire le tour.








En quittant ce temple, nous tentons de regagner la zone de temples située derrière la colline mais j'oriente mal mon plan et nous nous perdons. Nous arrivons dans une zone civilisée (en fait la banlieue de Takayama) où nous demandons notre chemin. Les japonais ne nous sont pas d'une grande aide...
Finalement, nous rebroussons chemin et regagnons la périphérie de la ville.
Nous pique-niquons au pied d'un autre temple.









Après cette pause déjeuner, dans cet endroit calme et serein, nous gagnons la zone des temples. Celle-ci est parcourue par une multitude de petits sentiers qui permettent de passer d'un temple à l'autre sans devoir passer par le tumulte de la route pourtant assez proche.
Cette atmosphère est vraiment propice au recueillement et à la méditation.

































Nous retraversons finalement toute la ville, regagnons notre hôtel et allons dîner dans un petit restaurant traditionnel.

La soirée sera occupée par un bain japonais.

Samedi 7 mai 2016

Aujourd'hui, nous nous levons tôt. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel et gagnons ensuite la gare des bus.

c'est aujourd'hui que nous gagnons Kamikochi qui, pour moi, est censé être l'endroit le plus typique et le plus extraordinaire de notre voyage.

Comme Nathalie avait émis le souhait de visiter le Japon ancestral et que je connais son goût pour la montagne, je ne pouvais qu'intégrer cet endroit logé en plein coeur des Alpes japonaises, et qui n'est accessible qu'en transport en commun, à notre circuit.
Enfin, j'y ai réservé une chambre dans une "auberge de montagne".

Comme nous avons acheté nos billets la veille au matin, nous pouvons monter directement dans le bus.
celui-ci chemine tout d'abord dans les campagnes japonaises et ensuite dans les montagnes.

Lorsque nous arrivons à Hirayu Onsen, nous descendons du bus.

Hirayu Onsen est un village situé à 1250 m au dessus du niveau de la mer sur le pied nors du Mont sacré.
Selon une vieille légende, un vieux singe blanc est apparu à des soldats, qui étaient dans l'impossibilité de se déplacer à cause d'un brouillard toxique, et les a amenés à la source chaude d'Hirayu.
Les soldats qui se sont baignés dans la source ont immédiatement récupéré.

nous laissons nos sacs à la consigne de la gare des bus et, munis de nos serviettes et de nos trousses de toilette, nous nous rendons à Hirayu no Mori situé à 200 m de là, en direction de Takayama.

Nous atteignons un grand parking à l'entrée duquel se trouve un édifice en forme de phare. Nous y sommes!

Hirayu no Mori est un complexe de bains publics situé au centre d'Hirayu. il comporte des bains intérieurs ainsi qu'un grand nombre de bains extérieurs. Ceux-ci ne sont pas mixtes (comme toujours au Japon) et il existe des zones différentes pour les hommes et les femmes.

Les eaux chaudes, bleues et souffrées nous font un bien fou.



En attendant Nathalie et ma soeur, je prends quelques photos dans le hall du complexe. C'est fou ce que les japonais peuvent inventer: lits massants, machines pour masser les pieds, etc.











Relaxés, nous descendons faire quelques courses dans le village. J'aime beaucoup l'idée de faire cuire des oeufs durs directement dans la source d'eau naturellement chaude.




Les courses étant faites, nous regagnons la gare des bus où nous récupérons nos sacs et embarquons à destination de Kamikochi.

C'est en arrivant à Kamikochi que je me rends compte que j'ai oublié ma trousse de toilette à Hirayu.
celle-ci étant un cadeau que Nathalie m'avait fait, je remonte dans le bus pour Hirayu où une aimable personne l'avait déposée à la réception et je reviens à kamikochi.




Pendant ce temps, nathalie et ma soeur ont effectué une promenade le long de la rivière.

A mon retour, nous nous installons au "Kamikochi Nishi-itoya Sanso".
Cette "auberge de montagne", située le long de la rivière à deux pas du Kappa-bashi (le célèbre pont qui enjambe la Azusa-gawa), est en fait un "ryokan" en pleine montagne!








Une fois installés, nous partons nous promener le long de la rivière Azusa.

C'est à Kamikochi que l'on peut découvrir certains paysages parmi les plus spectaculaires du Japon: majestueux sommets enneigés, torrents cristallins, singes sauvages, fleurs sauvages et forêts ancestrales.










Après avoir traversé le pont Kappa, nous marchons le long de la rive gauche de la rivière.




Nous sommes en communion avec la nature!




Nous atteignons les étangs Tashiro et Taisho.







Nous retraversons la rivière par les ponts Tashiro et Hotaka pour atteindre le mémorial au révérend Weston qui a parcouru ces montagnes de sommet en sommet et qui a suscité l'enthousiasme des Japonais pour l'escalade.







De là, nous remontons le cours de la rivière sur la rive droite.

Après cette bonne promenade, nous rentrons à l'auberge où un somptueux dîner nous est servi. Nous nous relaxons ensuite aux bains de l'hôtel.






Dimanche 8 mai 2016

Aujourd'hui, après le petit-déjeuner, nous posons pour une séance photos en kimono (des kimonos sont mis à disposition des clients, dans les placards de la chambre) sur la terrasse de la chambre. Le soleil brille et la vue sur les montagnes est magnifique!




Je me plie également à la séance photos...



Nous partons ensuite en randonnée. Nous choisissons celle qui nous a été suggérée à la réception de l'hôtel et qui mène au refuge de Dakesawa.









nous cheminons dans les sous-bois, escaladons un pierrier et finissons par un névé. Nous marquons une pause déjeuner au niveau du refuge.







Celui-ci est situé à 2216 mètres d'altitude. Nous profitions de cet endroit magnifique qui, avec ses tentes de couleur sur fond de sommets enneigés, a un petit air de camp de base de l'Everest.






Nous redescendons par le même chemin et cheminons ensuite le long de la rive droite de la rivière jusqu'à atteindre l'étang Myojin.









Là, se trouve un petit sanctuaire ainsi qu'un étang "idyllique" que nous ne visitons pas.






Nous traversons le pont et revenons par la rive gauche de la rivière.





L'eau est toujours aussi cristalline...

Et enfin, au détour du chemin, apparaissent les fameux singes sauvages de Kamikochi! Nous désespérions de les voir apparaître et ils sont là avec leurs petits dans leurs bras!




Nous regagnons l'auberge, savourons un délicieux dîner, passons la soirée aux bains et nous allongeons sur nos futons pour notre dernière nuit à Kamikochi.

Lundi 9 mai 2016

Aujourd'hui, nous quittons Kamikochi pour Kyoto.
Nous avons décidé de ne pas faire le même trajet qu'à l'aller mais de nous arrêter quelques heures à Matsumoto afin d'y visiter le célèbre château.

nous gagnons donc la gare des bus de Kamikochi et montons dans celui qui nous emmène à Shinshimashima où nous descendons.
Nous marchons quemlques mètres pour atteindre la gare ferrovière où nous montons dans le train pour Matsumoto.


En arrivant à Matsumoto, nous déposons tout d'abord nos bagages à la consigne de la gare car nous ne sommes ici que pour quelques heures et il est hors de question de transporter nos gros sacs à travers la ville.

Libérés de ceux-ci, nous partons à la découverte de la cité.



La ville de Matsumoto est située au coeur des montagnes japonaises, dans la préfecture de Nagano, et se trouve à une altitude de 592 m.
Surplombée par neufs sommets de plus de 3000 m, elle a tout de la forteresse naturelle.

Nous nous dirigeons tout d'abord vers le quartier de Nakamachi.
celui-ci et sa rue principale forment la plus ancienne partie de la ville, notamment grâce à ses maisons d'époque et ses magasins de stockage (les kuras).



Ces derniers étaient indispensables pour entreposer les récoltes de riz et résister aux incendies, grâce à leur volets renforcés.
ces maisons sont typiques avec leurs murs blancs peints de figures géométrique.
Nombre de ces bâtiments d'époque typiquement japonais sont reconvertis en magasins, boutiques et restaurants. D'ailleurs, Nakamachi est une rue très populaire pour les amateurs de bonne chaire: près de quarantes restaurants se trouvent dans les environs, sans compter les nombreux magasins d'artisanat régional dont les productions sont introuvables ailleurs.

De là, nous nous dirigeons vers Nawate-dori.
La petite rue Nawate-dori était la frontière du site du château, l'ancienne bordure de la rivière Metoba et la douve du château, jusqu'au début de l'ère Meji (1868-1912). La fosse d'eau à côté de nawate a été remblayée entre 1878 et 1882.













La rue Nawate est célèbre pour son animal fétiche: la grenouille.
Les batraciens auraient disparu de la ville dans les années 70, poussant les habitants à nettoyer les espaces et à leur construire un sanctuaire. Ils sont depuis revenus!
Le thème est d'ailleurs récurrent et il est même dit que les objets achetés, par exemple bijoux ou porte-bonheurs en forme de grenouille, vous aideront à retrouver vos objets perdus, voire à faire fortune!







La rue est aussi célèbre pour ses sembei, des galettes de riz qui peuvent être parfumées de divers goûts, et pour sa poterie aux prix cassés. 
Nous profitons de notre passage dans cette petite rue animée, bordée de boutiques de nourriture, pour acheter quelques beignets de poulpe en guise de casse-croûte.



Nous  atteignons enfin le château. 




Le château de Matsumoto est un monument fortifié historique, classé patrimoine culturel national du Japon et surnommé le "corbeau noir". pour sa couleur.
il présente un donjon parfaitement préservé de cinq niveaux dont l'intérieur est à visiter.







La célébrité de cet élégant château dépasse largement le cadre de l'archipel. et pour cause: superbement conservé alors que sa construction remonte au Xvi ème siècle, devenu plus récemment trésor national du Japon, le bâtiment est sans doute l'un des châteaux japonais les plus représentés, à cause notamment de sa superbe robe noir. C'est en raison de sa robe noire qu'on lui donne le surnom de "corbeau".




Une de ses grandes caractéristiques les plus étonnantes réside sans doute dans le fait q'il n'a jamais été reconstruit: il s'agit bien de l'édifice d'origine que l'on visite encore aujourd'hui!

Très photogénique, le château de Matsumoto offre plusieurs beaux points de vue autour de l'étang qui l'entoure, en particulier avec la floraison -tardive- des sakura, avec en toile de fond les Alpes japonaises.
























Pour être tout à fait honnête, en-dehors de son château, Matsumoto reste peu attractive d'un point de vue touristique.
Cependant, il aurait été dommage de rater ce magnifique château.
Au moment de récupérer nos bagages et de remonter dans le train pour Nagoya et ensuite Kyoto, nous ne sommes pas déçus d'avoir effectué ce "stopover".



Lorsque nous arrivons à Kyoto, la nuit est déjà tombée. Nous marchons pour atteindre notre hôtel situé à 500 mètres environ de la gare, déposons nos sacs et allons dîner dans un fast-food japonais.

Mardi 10 mai 2016


Il s'agit de notre première journée à Kyoto.

La ville de Kyoto est un concentré de ce qui fait le Japon. On y trouve tout ce qu'on associe généralement au pays du soleil levant: temples anciens, sanctuaires colorés et jardins sublimes.
Kyoto renferme et sa banlieue renferme également 17 sites classés par l'UNESCO!

Nous débutons notre journée par la visite du Nishi Hogan-ji situé à deux pas de notre hôtel.
Ce temple comporte un ensemble de 5 bâtiments constituants de parfaits exemples de l'architecture et de l'art durant la période Azuchi-Momoyama (1568-1600).



























Alors que nous sortons du temple, nous assistons à un débarquement d'écoliers en sortie scolaire. Nous prenons un peu de temps afin de les observer. Une chose est certaine, la discipline leur est inculquée dès le plus jeune âge!





Nous prenons ensuite le direction de la gare de Kyoto.
Le bâtiment de la gare est une structure de verre et d'acier, sorte de cathédrale futuriste.
Cette gare renferme des magasins, des restaurants ainsi que des lieux de représentations. 
Nous la parcourons en long, en large et en travers jusqu'au 15 ème étage auquel se situe une plateforme d'observation avec vue sur la tour de Kyoto.















Ayant bien profité de la gare, nous sautons dans le métro en direction du marché Nishiki.
On trouve dans le marché couvert tous les ingrédients de la cuisine japonaise.























Dans le prolongement du marché se trouve un petit temple fréquenté aussi bien par des étudiants que par des retraités.












Nous marchons ensuite en direction du Palais Impérial. En chemin, nous passons à côté d'u  bar à chat et d'un petit temple.









En arrivant au palais Impérial, nous apprenons qu'il faut s'inscrire afin de pouvoir le visiter et que tous les groupes sont complets pour aujourd'hui...
Nous nous inscrivons pour demain et continuons notre chemin vers Shimogamo-jinja.
Nous sommes pris dans une bonne averse lorsque nous y arrivons. Nous nous abritons en attendant que la pluie cesse de tomber et entamons la visite.

Ce sanctuaire datant du 8 ème siècle est une site classé par l'UNESCO. Il est situé à la fourchette entre les rivières Kamo-gawa et Takano-gawa. On y arrive en empruntant un joli sentier qui traverse le Tadasu-no-mori.
Ce sanctuaire est dédié au dieu des récoltes. Le bâtiment principal date de 1863 et est un parfait exemple d'architecture de style Nagare.






















Après cette visite, nous rentrons vers le centre ville en bus et flânons dans les rues commerçantes.














Nous pénétrons finalement dans le quartier de Ponto-cho.
C'est un des quartiers phares de la vie nocturne et un des cinq quartiers à geisha de la ville.
On y trouve essentiellement des restaurants pour touristes.










Parfois, on y croise une geisha-phantôme.



Mercredi 11 mai 2016

Comme nous nous sommes inscrits hier pour une visite du Palais Impérial, nous commençons notre journée par cela.
Nous nous y rendons à pieds et en métro.



Le Palais Impérial fût construit en 794 mais fût détruit à plusieurs reprises par des incendies. Il fût donc reconstruit à de multiples reprises.
Le bâtiment actuel, construit sur un site différent et plus petit que l'originel, fût construit en 1855. La montée sur le trône d'un nouvel empereur ainsi que d'autres cérémonies d'état s'y déroulent toujours.






































Avec ses magnifiques bâtiments, ses jardins, ses portes paintes, c'est une visite qu'il ne faut pas manquer.

Après cette belle visite, nous montons dans un bus pour Kinkaku-ji où se trouve le célèbre Pavillon d'Or.
Le bâtiment d'origine a été construit en 1397comme maison de campagne pour le Shogun Ashikaga Yoshimitsu.
C'est son fils qui le transforma en temple.
En 1950, un jeune moine détrusit le temple en y mettant le feu.
En 1955, le bâtiment fût entièrement reconstruit, semblable à l'original et la couverture en feuilles d'or fût étendue aux niveaux inférieurs.
















Juste à côté, nous visitons également le Ryoan-ji qui appartient à l'école zen Rinzai et qui a été fondé en 1450.
Le jardin est réalisé dans le style kare-sansui.











Nous quittons cette partie de la ville en bus jusqu'à la gare où nous prenons un autre bus pour Fushimi-Inari Taisha.




Les abords du sanctuaires sont envahis par des magasins et échoppes en tous genres.


A l'entrée du sanctuaire, nous sommes "accueillis" par un groupe d'étudiants.




Ce complexe a été construit au cours du 8 ème siècle par la famille Hata et est dédié aux dieux du riz et du sake.
Alors que l'importance de l'agriculture diminuait dans la société, ces divinités furent implorées afin d'assurer la prospérité dans les affaires.
De nos jours, ce sanctuaire est un des plus populaires du Japon!
C'est également le plus important des 30 000 sanctuaires Inari dispersés à travers le Japon.

















L'ensemble du sancturaire s'étend sur les courbes boisées  de l'Inari-yama (le Mont Inari).
Un chemin escalade la montagne sur 4 km et est entouré par des milliers de torii rouges.













Nous croisons également des dizaines de renard en pierre.



Le renard est le symbole d'Inari, le dieu de la recolte du riz (et plus récemment, des affaires). La clé que l'on peut voir dans la gueule du renard est la clé du grenier à riz...




Arrivés au sommet, nous avons une magnifique vue sur la banlieue de Kyoto.



Nous redescendons par le chemin qui effectue une sorte de boucle dans la forêt et reprenons le bus jusqu'à la gare alors que la nuit tombe.











Jeudi 12 mai 2016

Nous prenons le bus pour Arashiyama.
A première vue, on peut se demander pourquoi on se trouve en un tel lieu, tellement la rue principale et les abords du célèbre pont Togetsu-kyo ont l'air du parfait piège à touristes japonais.











Nous commençons notre visite par le Tenryu-ji.
C'est une des temples majeurs de l'école zen Rinzai. Il a été construit en 1339 sur le site de l'ancienne villa de l'empereur Go-Daigo après qu'un prêtre eut rêvé qu'un dragon sortait de la rivière.
Le rêve a été interprété comme si l'esprit de l'empereur n'était pas serein et le temple fût construit en guise d'apaisement.
Tenryu signifie dragon divin.
Le bâtiment actuel date de 1900 mais l'attraction principale réside dans le jardin zen du 14 ème siècle.





































Nous sortons de l'enceinte du temple par la porte située au nord et nous nous retrouvons directement dans la célèbre forêt de bambou d'Arashiyama.
C'est un endroit magique, totalement différent d'une forêt classique. L'alignement des bambous à l'infini, dans toutes les directions donne un effet quasiment hypnotique.
Nous y croisons des jeunes mariés qui posent pour leur photographe et pour nous...









La visite de cet endroit magique terminée, nous montons dans un bus en direction de Daikaku-ji.
C'est un temple bouddhique situé non loin de la forêt de bambous.

Daikaku-ji est un complexe templier de la secte bouddhique Shingon, situé au nord de l’arrondissement de Sagano à Kyoto. Anciennement résidence secondaire des empereurs depuis l’Antiquité, la visite des différents pavillons ainsi que le jardin japonais est un ravissement pour les amateurs d’histoire religieuse et d’art floral.



Bâti au début des années 800 et issu d’un des plus anciens courants bouddhistes japonais, il fut la villa de l’empereur Saga, simple maison secondaire devenue par la suite résidence de retraite. Le complexe servit également de résidence à d’autres empereurs retirés et dès le XIIème siècle, le lieu abrita les cours impériales du nord et du sud, rassemblées pour des réunions de paix après cinquante ans de guerres civiles. Le Daikakuji est également mis en scène dans le Dit du Genji de Murasaki Shikibu.



On dit également que l'empereur Saga étant initiateur de l'ikebana, le Daikaku-ji serait le temple originel de l'art de l'arrangement floral il y a 1.200 ans.

Lorsque nous y arrivons, nous pouvons assister à une petite exposition de bonzaïs et ikebana.





Nous faisons l'impasse sur la visite du temple proprement dit mais flânons le long de l'étang situé juste à côté! 





L’étang d’Osawa est encore plus ancien que le complexe lui-même. D'une superficie de 2,4 hectares, il fut créé par l’empereur Saga en personne. Cela fait de cet étang le plus ancien et le dernier témoin du style de jardin Shinden. Cet étang fut à l’origine destiné au plaisir de l’empereur : un endroit où il pouvait pêcher et surtout un lieu privilégié pour observer la lune depuis une barque. Vers l’extrémité nord de l’étang se trouvent deux îles, une grande et une petite. La petite est connue sous le nom d’ "île des chrysanthèmes". Quelques statues bouddhiques, un petit sanctuaire et surtout une pagode Shingyo à deux étages, érigée pour commémorer le 1150è anniversaire de la rédaction du Sutra du Cœur, complètent le tableau.

Nous pouvons y observer des oiseaux et des tortues.




Nous quittons finalement Arashiyama et regagnons le centre de Kyoto en bus.
Nous traversons le pont au dessus de la rivière Kamo-gawa et entamons une flânerie dans le quartier de Gion.
Gion est un des célèbres quartiers de Geisha, situé sur la rive est de la rivière Kamo-gawa.
Il y persiste quelques rues typiques avec des maisons en bois, etc.














Nous apprécions ce quartier qui dégage une vraie atmosphère.

Nous aboutissons sur la Shijo-dori que nous parcourons jusqu'à son extrémité est où se trouvent le Yasaka-jinja et le Maruyama-koen.

Le Yasaka-jinja est un sanctuaire très coloré qui se trouve juste en contre-bas de la colline du Maruyama-koen. Il est considéré comme le temple protecteur du quartier de Gion.










Le Maruyama-koen est un parc idéal pour échapper à l'agitation de la ville.
De sentiers cheminent entre des jardins, des arbres, des ponts, des étangs où les carpes nagent en toute quiétude.




La nuit tombe. Nous retraversons Gion et allons manger dans un restaurant situé du côté de Ponto-Cho.











Nous regagnons finalement la gare en bus. J'y prends quelques photos "by night" de l'Aqua Fantasy (spectacle de fontaines colorées) ainsi que de la tour de Kyoto et d'un pavillon situé à l'intérieur même de la gare.









Vendredi 13 mai 2016

Nous prenons le bus jusqu'au Kiyomizu-dera. Cet ancien temple à été construit initialement en 798 mais la reconstruction des bâtiments actuels date de 1633. Ce temple est affilié à l'école de bouddhisme Hosso, originaire de Nara, et a survécu à toutes les intrigues impliquant les différentes écoles de bouddhisme de Kyoto au cours des siècles.
De nos jours, c'est un des temples les plus célèbres de la ville.

Le bâtiment principal comporte une grande véranda soutenue par des pilliers. Il est également classé au patrimoine de l'UNESCO.



Dès notre arrivée, nous sommes assaillis par des étudiants qui doivent parler avec des touristes dans le cadre de leur cours d'anglais.



Après avoir répondu à leurs questions, nous continuons la visite.












Au Jishu-jinja, le temple situé au dessus du bâtiment principal, les visiteurs peuvent s'assurer de succès en amour en marchant les yeux fermés entre deux pierres distantes de 18 mètres. Si vous ratez la pierre, votre désir d'amour ne sera pas comblé...






Des statues en tous genres vous observent durant cette épreuve...







Vous pouvez demander à quelqu'un de vous aider mais, dans ce cas, vous aurez besoin d'aide pour trouver le véritable amour...

Nous quittons le sanctuaire et cheminons dans des petites ruelles typiques, Ninen-zaka et Sannen-zaka.





Au loin, nous voyons poindre la pagode Yasaka-no-to que nous finissons par atteindre.





Nous continuons notre chemin pour atteindre Maruyama-koen où nous pique-niquons.





Nous faisons un crochet par un mausolée situé juste à côté.










Nous prenons ensuite un bus pour atteindre le sentier de la philosophie sur lequel nous cheminons jusqu'à atteindre Nanzen-ji.

Tetsugaku-no-Michi, le senier de la philosophie, est un sentier piétonnier qui court le long d'un canal situé au pied de Higashiyama. Il est bordé de cerisiers et d'autres essences d'arbres et fleurs.
Il tire son nom du fait qu'un philosophe du 20 ème siècle (Nishida Kitaro) aurait cheminé le long de ce sentier, perdu dans ses pensées.





Nous parcourons les allées de Nanzen-ji et partons à la découverte de Nanzen-ji Oku-no-in.





Oku-no-in est un petit sanctuaire caché dans une forêt sacrée, situé derrière le complexe principal.












Nous quittons le sanctuaire, reprenons le bus et rentrons à l'hôtel pour refaire nos sacs.
Nous prenons tout de même le temps de faire une séance de photos en kimono dans le halle de l'hôtel.




Nous allons dîner dans un restaurant typique et nous couchons tôt

Samedi 14 mai 2016

Il s'agit de notre dernère journée à Kyoto et au Japon.
Nous partons en bus jusqu'à Daitoku-ji.



Daitoku-ji est un ensemble de temples zen, d'allées, de jardins japonais, formant un vrai monde à part au coeur même de Kyoto.

Le site comprend 24 temples.





A l'extrémité ouest du complexe se trouve Koto-inis, célèbre pour ses alignements de bambous.











Nous rejoignons ensuite le quartier de l'industrie du textile dans lequel nous flânons et regagnons l'hôtel en bus.
Nous récupérons nos bagages et nous nous rendons à la gare d'où le train nous emmène directement à l'aéroport d'Osaka.




Notre avion pour Istanbul décolle à l'heure.

Dimanche 15 mai 2016

Après une courte escale à Istanbul où nous disons au revoir à ma soeur qui, elle, repart sur la Belgique, nous regagnons Paris et la Bretagne avec de merveilleux souvenirs de ce pays du soleil levant.



Article en Rapport: Les WC japonais

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Guyane Française juin-juillet 2018

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