samedi 1 avril 2017

Les merveilles de Roumanie


J'ai effectué mon premier voyage en Roumanie en 1989 alors que Ceausescu était encore au pouvoir. Mes parents avaient réservé un voyage en pension complète à Mamaia, sur les bords de la mer noire...

Depuis,j'y suis retourné à 4 reprises. J'ai donc eu l'occasion de découvrir différentes parties du pays ainsi que les coutumes et l'hospitalité de son peuple grâce à des amis qui m'ont fait découvrir LEUR Roumanie.

Je ne pouvais que partager avec vous les nombreux coups de coeur que j'ai eu pour ce pays.

La Transylvanie



La Transylvanie (Transilvania, du latin ultra-silvam, signifiant le pays « au-delà des forêts ») est une région de la Roumanie, formée de plateaux (entre 305 et 488 m d'altitude), de dépressions et de vallées. Elle est limitée au sud et à l'est par l'arc formé par le vaste massif des Carpates qui culmine à 2 543 mètres et elle englobe les monts Apuseni.
Les régions externes du nord et de l'ouest de la Transylvanie (pays de Satu Mare, Crișana, Banat) forment les contreforts de la vaste plaine hongroise (puszta). Elles bordent l'Ukraine, la Hongrie et la Serbie.
Le massif des Carpates occidentales roumaines (monts du Bihor et monts Métallifères) sépare le plateau central de Transylvanie de la zone externe.

1. Sibiu



Sibiu est la deuxième ville que j'ai découvert en Roumanie après Constanta.
C'est de loin, également, ma ville préférée!

La ville de Sibiu est appelée Hermannstadt en allemand et est une des plus grandes villes de Transylvanie.
Elle a été fondée par des colons allemands au XII ème siècle, fut le centra culturel traditionnel des Saxons (les Allemands de Transylvanie) et demeura même exclusivement allemande jusqu'au milieu du XIX ème siècle.
Ensuite, elle se roumanisa peu à peu jusqu'à devenir à majorité roumaine dans les années 1930.
Aujourd'hui, en particulier après l'exode massif des Saxons vers l'Allemagne, la ville compte plus de 95 % de Roumains.
Sibiu n'en n'a pour autant pas perdu les traces de son passé germanique. Celles-ci contribuent d'ailleurs pour une grande part au charme de la cité.

Préservée autant des ravages de la guerre que des plans d'urbanisme de l'ère Ceausescu, elle a conservé des époques gothique, Renaissance et baroque nombre de monuments d'architecture religieuse, civile et militaire ainsi qu'une multitude de demeures anciennes.

Sa désignation comme Capitale Européenne de la culture en 2007 a incité la municipalité à restaurer et embellir la ville.
Ses monuments, alliés aux attraits de la région environnante, font de cette ville un centre touristique de premier ordre.

La vieille ville de Sibiu a été classée comme "8 ème endroit le plus idyllique d'Europe à vivre" par le magazine américain Forbes; Comme quoi, je ne suis pas le seul à apprécier cette ville!

En fait, la vieille ville de Sibiu comporte deux parties: la ville haute (Oberstadt) et la ville basse (Unterstadt).

Sibiu possédait des fortifications qui autrefois étaient les plus étendues de Transylvanie.



Face à la menace turque, la ville fit élever trois enceintes de murailles, avec des dizianes de tours et plusieurs grandes portes. 
A plusieurs reprises, Hermannstadt fut assiégée par les Turcs mais ils ne parvinrent jamais à s'emparer de la ville.
Certaines parties des murailles ont été conservées jusqu'à nos jours et participent également au charme de la cité.





Lorsqu'on chemine dans le centre historique de Sibiu, on se sent bien.
Empruntez tout d'abord la rue Nicolae Balcescu, rue uniquement piétonne, pour flâner entre boutiques et restaurants logé dans des bâtisses à l'architecture austro-hongroise et aux façades jaunes. C'est un véritable moment de détente.
Si vous continuez jusqu'au bout de la rue, vous arrivez sur la magnifique Piata Mare, bordées de magnifiques bâtiments dont le Musée National Brukenthal qui contient plus de 800 tableaux. 
Au centre de la place, des jets d'eau sortant du sol contribuent au bonheur des petits et des grands.





En traversant la place en diagonale, vous arrivez à la tour du conseil du sommet de laquelle on a une magnifique vue panoramique sur la ville.





En passant sous la tour du conseil, on se trouve sur la Piata Mica.



Celle-ci est une place très agréable où il fait bon boire une bonne bière en soirée.



Autour de cette place se trouvent le musée d'ethnographie et le musée de la pharmacie.
Elle est bordée de beaux bâtiments avec de magnifiques arcades.




A l'extrémité de la place se trouve le magnifique pont des mensonges qui enjambe la rampe qui mène à la ville basse.
C'est le premier pont en fer forgé de Roumanie. Il fût construit en 1859. La légende dit que si on traverse le pont en disant un mensonge, il s'écroulera.



Partout, les "yeux de Sibiu", ces lucarnes caractéristiques au niveau des toits, vous regardent.



Sibiu, c'est également un dédale de ruelles, d'escaliers, etc.












Enfin, Sibiu, c'est également l'endroit où se trouve un de mes bars préférés sur cette terre: l' Atrium Classic Café.
A chaque passage à Sibiu, je m'y rend pour boire un verre. J'adore l'ambiance qu'il y à dans cette salle où un pianiste aux doigts boudinés joue toute la nuit. De plus, la carte des vins roumains est bien fournie. Vous pouvez également y déguster une bière roumaine (la Ciuc et la Ursus sont très bonnes).



2. Le lac Balea

Le lac Balea est un lac glaciaire situé à 2040 m d'altitude dans les monts Fagaras en Roumanie centrale, dans le judet de Sibiu.
Un téléphérique permet d'y accéder toute l'année. On y trouve un hôtel, une station météorologique ainsi que la station de sauvetage en montagne de Salvamont.

Lorsque j'y suis allé, c'était au mois de mai et les lieux étaient encore couverts de neige. Mes amis m' y avaient emmené pour aller skier.
Il n'y existe pas de domaine skiable à proprement parler mais uniquement des pentes adaptées pour le ski hors piste et sans remonte pente!

J'ai eu un véritable cou de coeur pour ce lieu, il y a 10 ans.

Nous avions emprunté le téléphérique pour atteindre le lac.



Arrivés au sommet, nous avions rejoint le refuge de Salvamont où nous logions avec mes amis qui faisaient du secours en montagne. Nous avions escaladés les pentes à pieds, dans le brouillard, pour effectuer notre première descente.



Le lendemain, au réveil, le soleil brillaient et cet endroit semblait magique.






Nous avions skié, sous le soleil, munis de nos émetteurs en cas d'avalanche.
Nous y avions même vu un couple d'ours courir sur les crêtes!

3. Cluj-Napoca

Cluj-Napoca est une ville du nord-ouest de la Roumanie qui était anciennement la capitale de la Transylvanie.
Il s'agit de la troisième ville du pays en terme de population.
Cluj-Napoca est également le plus grand centre universitaire de Transylvanie  et le deuxième du pays.

Je n'ai passé qu'une bonne matinée à Cluj. Nous étions arrivés la veille dans la nuit à l'aéroport et nos amis sont venus nous chercher en fin de matinée.
Toutefois, nous avons eu assez de temps pour apprécier cette ville.

Ce qui frappe tout d'abord, en arrivant à Cluj, c'est le nombre de jeunes qui parlent français!
Il ne s'agit nullement de jeunes roumains qui parlent français mais bel et bien de jeunes étudiants français qui poursuivent leurs études à Cluj!
Entre autre, la filière médiacle est très développée. Elle permet aux étudiants ayant raté le concours en France de suivre leur cursus en Roumanie et, une fois celles-ci terminées, par la magie de l'Europe, de revenir en France pour y travailler...

La ville en elle-même est assez jolie avec une très belle cathédrale.




Le théatre est également très joli.



Enfin, on peut y croiser une reproduction de la louve de Romulus et Remus.


4. Sighisoara

Sighisoara est une ville de Transylvanie dont le patrimoine historique lui vaut d'être listée comme patrimoine mondial à l'UNESCO.


Fondé par des artisans et des marchands allemands, appelés Saxons de Transylvanie, le centre historique de Sighisoara a gardé de manière exemplaire les caractéristiques d’une petite ville médiévale fortifiée qui a eu pendant plusieurs siècles un rôle stratégique et commercial notable aux confins de l’Europe centrale.

Du vieux système défensif, aménagé au début du XlVème siècle, on peut admirer encore aujourd'hui 9 tours, 2 bastions et une partie du mur intérieur. Les tours étaient situées à des points vulnérables de la cité et étaient conçues avec des galeries de tir ainsi que des bastions d’artillerie. 


La "Tour de l’horloge" (64 m de haut) est la tour la plus impressionnante et constitue un des plus grands monuments de Transylvanie. elle est également le symbole de le ville de Sighisoara. 


L’horloge de la tour est constituée de deux grands cadrans (2.4 m de diamètre) ainsi que d'un mécanisme rotatif avec des marionnettes en bois peint qui représentent des divinités du panthéon grec, romain et allemand et qui ont sur la tête des symboles de l’alchimie médiévale.



L'escalier des écoliers, escalier à rampes de 175 marches avec une couverture en bois datant de 1642, permet d'accéder à l'église saint-Nicolas située sur la colline.



Enfin, Vlad dracul a vécu à Sighisoara et on peut y voir sa maison.


La Moldavie

1. Les gorges de Bicaz

Le parc national des gorges de Bicaz est une réserve géologique qui offre des paysages grandioses tout comme ses environs qui valent le coup d'être explorés.

A une heure de Targu Neamt, situées au Nord-Ouest de la Roumanie, les gorges de Bicaz surgissent. Elles font un petit 10 kilomètres de long et sont longées par la rivière Bicaz. 
Ces gorges sont l'unique passage pour aller de la Moldavie à la Transylvanie, encerclé entre les monts Ceahlau et les monts Tarcaului. On parcourt les montagnes en voiture et d'un coup, elles nous surplombent, elles s'élèvent jusqu'à 300 mètres. Ces falaises sont tellement hautes que ça en devient vertigineux. 



Ces gorges sont le résultat de l'érosion des roches calcaires et forment des paysages spectaculaires. 
Je vous recommande cette route car j'ai été scotché par cette beauté de la nature. 

Le lac rouge est appréciable à visiter, situé en amont des gorges, on peut s'y balader à pied ou en barque et profiter du calme.
Il s'est formé en 1837 à la suite d'éboulements et sa couleur est due aux alluvions d'oxyde de fer en suspension.



Lorsque nous y sommes passé, le lac rouge était... blanc.

2. Le monastère de Neamt


Le Monastère de Neamț (Mănăstirea Neamț en Roumain), monastère de l'Église orthodoxe roumaine, est une des plus vieilles et importantes constructions religieuses en Roumanie.
Il a été construit au cours du XIVe siècle et constitue un parfait exemple d'architecture moldave médiévale.

Le monastère est né suite à l'installation de moines au début du XIVe siècle. Dans la deuxième moitié du siècle, le voïvode de Moldavie Petru Musat (1375-1391) fait édifier la première église en pierres.

C'est cependant Étienne le Grand qui donna son ampleur au monastère en faisant rebâtir l'église.
Les travaux ont été achevés après sa victoire sur le roi de Pologne Jean 1er Albert Jagellon. L'église fût consacrée le 14 novembre 1497 à l'Ascension.

Le monastère prend une grande importance dans l'histoire de la Moldavie médiévale, notamment par sa bibliothèque et sa production de manuscrits et d'icônes.







Le monastère est un des meilleurs exemples de l'architecture moldave du Moyen Âge dans toute sa maturité. Le délicat décor extérieur de l'église principale en est une preuve : ouvertures gothiques, décor de briques naturelles et vernissées.




L'église renferme le tombeau d'Étienne II de Moldavie, fils d'Alexandru cel Bun ainsi que de nombreuses icônes.
Le trésor possède de nombreuses miniatures du XVe siècle. La bibliothèque (11 000 volumes) est une des plus riches en manuscrits anciens de Roumanie.















3. Les bisons de Neamt 


Le Parc naturel Vânători-Neamț (en roumain Parcul Natural Vânători-Neamț) est une aire protégée (parc naturel de la catégorie V IUCN) située en Roumanie, dans le territoire administratif du comté de Neamț.

Il est situé dans le nord du comté de Neamț, sur le versant est des Monts Stânişoara (Carpates orientales).

On trouve des signes d’une présence très ancienne du bison dans les régions de Moldavie roumaine, de Valachie et de Transylvanie. Le mot "bison", qui se dit zimbru apparait en effet dans des noms de lieux, comme Valea Zimbrului (la Vallée des Bisons), Dosul Zimbrului (le Dos du Bison), Izvorul Zimbrului (la Source du Bison, Zimbroaia (le Gros Bisons), Zâmbrița (le Petit Bison). Grâce à cette toponymie, on sait qu’il y a eut des bisons dans les Carpates roumaines. D’après certains documents, les bisons ont complètement cessé d’exister en Roumanie vers 1850.


L’initiative de réintroduire des bisons en Roumanie a commencé en 1958, lorsque deux bisons ont été apportés de Pologne. Ils ont été installés dans la forêt de Slivut-Haţeg, dans un espace aménagé. Petit à petit, une famille de bisons a été installée dans la forêt de Trivale-Pitesti. Quatre membres ont été remis au zoo de Bucarest et deux ont été déplacés à Poiana Brasov.
En 1970, la réserve de Dragos-Voda reçoit de nouveau trois bisons de Pologne qui donnent naissance à deux bébés 4 ans plus tard : Rosina et Rocco. Une convention internationale fait que les noms des bisons commencent par les deux premières lettres du pays d’origine. Un bison né en Roumanie sera donc appelé Rodica, Romeo, Rose, Roumanie, Robert, Ronald...
Avec la création du parc naturel Vanatori Neamt en 1999, la Roumanie devient adaptée pour réintroduire des bisons en liberté dans les forêts. L’administration du parc a entamé des actions pour atteindre cet objectif ambitieux : la réintroduction du bison en liberté.

En mars 2012, un premier groupe de cinq bisons a été relâché dans la nature, devenant ainsi les premiers à l’état sauvage de Roumanie. D’autres ont suivi : cinq en 2012, cinq en 2013 et six en 2014. Aujourd’hui, ces bisons en liberté, parfaitement adaptés à la vie sauvage, sont en pleine forme et en bonne santé. 

Nous avons commencé par aller observer les bisons du Parc, ceux qui ne sont pas en liberté.




Nous avons également effectué un petit toour dans le musée.


Enfin, alors que nous avions quitté le parc et que nous nous trouvions sur un chemin dans la forêt, nous sommes tombés sur de magnifiques bisons en totale liberté!


4. Le monastère de Secu

Avec ses murailles de pierres grattées qui ne résistèrent que 14 jours lors du siège des Turcs en 1821, le monastère de Secu (fondé en 1602) ressemble à une forteresse.
Dans la cour datant de 1830 mêle des éléments architecturaux classiques, moldaves et valaques. Elle renferme une icône du 17e siècle rapportée de Chypre par Vasile Lupu.











5. Le monastère de Sihastria

Le monastère de Sihastria est certainement l'un des plus isolés de la région de Neamt. Il se situe en plein coeur du Parc Naturel Vanatori Neamt.

Le monastère est un exemple typique du style architectural moldave.









6. Les monastères de Bucovine

Voronet

Il s'agit du premier monastère que nous ayons visité. La pension que nos amis avaient réservé surplombait le monastère ce qui nous donnait une vue imprenable sur celui-ci.


Voronet est le plus connu et peut-être le plus apprécié des monastères de Bucovine. Il situé à une quarantaine de kms de Suceava,

Il a été bâti sous l'ordre de Étienne III le Grand ((ro) Ștefan cel Mare) en 3 mois et 3 semaines, du 26 mai au 14 septembre 1488 à la suite d'une victoire contre les Ottomans. Il fût érigé sur l’emplacement d’une autre église, plus ancienne, en bois, dressée par Daniil l’ermite.




L’architecture de Voronet est représentative du style moldave, un mélange d’éléments byzantins, gothiques ou d’art roumain traditionnel.

L'église du monastère est en forme de trèfle. 
Elle est formée d’une galerie extérieure, avec une voûte engendrée par un arc en plein cintre, d’un pronaos, un naos carré, élargie par deux absides latérales circulaires, et un autel, selon les canons orthodoxes.

A l’extérieur, les murs sont soutenus part de puissants contreforts. L’abside de l’autel est décorée de neuf niches, surmontées de claires-voies.
Le clocher cylindrique dispose de quatre fenêtres et de seize niches. La fresque intérieure comprend, sur la paroi ouest, un tableau votif qui présente Etienne le Grand, son épouse Voichita, et leur fils Bogdan et près de l’entrée sont représentés Daniil L’Ermite et le métropolite Grigore Rosca.




Les peintures intérieures datent de l'époque de la construction. 

En revanche, les peintures extérieures ont été ajoutées au siècle suivant, entre 1534 et 1535, sous Pierre IV Rareș. 
Le fond de la majeure partie des fresques est d'un bleu appelé bleu de Voroneț à cause de sa teinte unique.
Le célèbre « bleu de Voronet " inimitable, inexplicable ", avait été rajouté sur l’initiative du métropolite Grigore Rosca, en 1547, une année après la mort de ce Voïvode.

Sur la façade ouest est illustré le jugement dernier, sur la façade nord (la plus abîmée en raison de l'exposition aux vents et à la pluie), on reconnaît des scènes de la création du monde et sur la façade sud se trouve un arbre de Jessé.

Dans les fresques de Voroneț, les portraits imaginaires des patriarches de l'église orthodoxe roumaine et slave sont représentés pour la première fois.









Ses peintures ont donné à l'église de Voroneț le surnom de « Sixtine d'Orient ».



Arbore







L’église Saint Jean Baptiste a été construite en 1503.
Elle servait à la base de tombeau pour la famille du fondateur et c’est ici qu’il fut enterré en 1522. 
En 1541 sa petite fille engagea le peintre Dragos Coman de Iasi pour décorer l’église. Après la disparition de la famille, l’église fut transformé en église pour le village.
Le plan de l’église est rectangulaire.
Elle est faite de pierre brute et le toit de briques. Elle est plus petite que les autres églises peinte. 
Arbore possède un narthex sombre et une nef avec de grandes fenêtres.



Elle possède de magnifiques fresques internes comme externes peintes sur un fond majoritairement vert, contrairement à Voronet où le bleu prédomine. 
Il y a cinq nuance de vert et quarante-sept nuances de rouge, bleu, jaune, rose et ocre. Le secret de la combinaison des couleurs a été emporté par les grands peintres Moldaves dans leur tombe. Cependant, les scientifiques ont pu identifier près de trente substances les composants. Il est impossible de reproduire les fresques, cependant il est possible de les restaurer là où elles sont encore visibles.




Les peintures ont été faites par une équipe dirigée par Dragos Coman de Iasi. La plupart des peintures représentent des scènes de la Genèse et de la vie des saints. Elles sont délicates et vivantes alors que les maisons sont représentées en perspective. Les fresques les mieux conservées sont visibles sur les parties sud et ouest de l’église. Les scènes que nous pouvons voir sont L’hymne des prieurs aux vierges, Le siège de Constantinople, le Dernier jugement, le fils prodige et tant d’autre.


Nous pouvons retrouver dans le narthex la tombe du fondateur de l’église, Luca Arbore et celle de sa femme Iulana.

Dans le monastère, un musée ethnographique possédant une grosse collection d’assortiment d’objets précieux mérite d’être visité. Le monastère a été restauré entre 1909 et 1914 puis entre 1936 et 1937. Il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.


Humor




Le premier monastère bâti en 1415 par Ioan Vornicul sous le règne d'Alexandre 1er cel Bun a été complètement détruit. 
Le nouveau monastère a été rebâti entre 1530 et 1535 par Toader Bubuiog à l'initiative du prince Pierre IV Rares.
Le fondateur, Toader Bubuiog († janvier 1539) et son épouse sont inhumés dans la chambre funéraire et un tableau votif l'y représente ainsi que le prince Pierre Rares qui a ordonné le programme de restauration des monastères de la principauté de Moldavie.





Au-dessus de sa sépulture une fresque de la Vierge avec à ses pieds son épouse Anastasia († 29 septembre 1527).
Ce n'est qu'en 1990 qu'une communauté de nonnes va se réinstaller dans les lieux.

L'église dédiée à l'Assomption est la première église à avoir été peinte à l'extérieur. Les fresques dont la couleur dominante est le rouge sont l'œuvre du peintre Toma de Suceava.







La façade occidentale est dominée par une peinture du Jugement dernier. En entrant le visiteur pénètre dans l'exonarthex largement éclairé, puis vient le pronaos faiblement éclairé par des fenêtres gothiques et enfin la chambre des tombeaux qui reste dans l'obscurité.
La voûte du pronaos représente la vierge entourée d'anges et de prophètes. Au-dessus de la porte donnant sur la chambre des tombeaux la dormition de la Vierge.










Moldovita


Le monastère de Moldovița est situé dans la commune de Vatra Moldoviței.

Des légendes locales racontent qu'une église en bois avait été construite à cet emplacement au XIVe siècle par des ermites vivant dans les bois environnants. 
Des sources documentaires indiquent pour leur part qu'il existait une église en pierre pendant le règne d'Alexandre Ier de Moldavie (1400-1432). 
À la fin du XVème siècle, un glissement de terrain a détruit en grande partie cette église, dont les ruines se trouvent toujours à proximité du monastère actuel.
Celui-ci a été construit en 1532 par le voïvode Petru Rareş. 



Les fresques murales intérieures et extérieures ont été peintes en 1537.
En 1612, le métropolite Efrem restaure l'enceinte fortifiée et fait construire une résidence voïvodale (clisiarnița) sur le côté Nord-Ouest. On y trouve aujourd'hui le musée du monastère.
Le monastère, de nos jours, est toujours habité par des religieuses.



Le monastère possède encore aujourd'hui l'ensemble de ses éléments d'origine : l'église, les cellules des religieuses et la maison princière. D'épais murs d'enceinte de six mètres de haut et des tours de défense protègent l'ensemble monastique.




Comme les autres monastères peints de Bucovine construits par Petru Rares, le monastère de Moldovița présente des fresques extérieures et intérieures considérées comme originales et inventives pour l'époque. Elles furent réalisées par Toma de Suceava en 1537 dans des tons ocre, rouge, jaune et bleu. Ses peintures extérieures sont particulièrement bien conservées.








La façade sud offre deux compositions principales : un arbre de Jessé, qui illustre la généalogie de Jésus Christ, encadré par les patriarches des douze tribus d'Israël, et par un groupe d'historiens et philosophes antiques : Thucydide, Homère, Aristote, Platon, Socrate, Plutarque, entre autres. Cette "frise des philosophes" est un thème que l'on retrouve sur d'autres églises peintes de la région, par exemple à Voroneț. D'autre part, l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu illustre en 24 scènes les 24 strophes de l'Hymne. Au-dessous, on trouve une scène représentant Le Siège de Constantinople, qui est un hommage à l'événement historique ayant eu lieu en 1453, mais aussi une allégorie de la résistance des Moldaves contre les Ottomans.







Sucevita


Le monastère de Sucevița (roumain : Mănăstirea Sucevița) est édifié à la fin du XVIe siècle par la famille Movila. Il est souvent considéré comme « le testament de l'art moldave ». Depuis 2010, l'église du monastère, l'église de la Résurrection, est classée par l'UNESCO comme patrimoine mondial de l'Humanité.


La construction de l'ensemble monastique fut entreprise par Ieremia Movilă et Simion Movilă, futurs princes, et Gheorghe, évêque de Rădăuți et futur Métropolite de Moldavie, tous trois petits-fils de Pierre IV Rareș. Elle dura de 1581 à 1601.

La première église bâtie par les membres de famille Movilă sur l'emplacement de l'actuel complexe monastique était de dimension modeste. Sous le règne de Petru Schiopul, les trois frères Movilă étaient devenus les conseillers du prince et disposaient d'un important patrimoine lorsqu'ils commencèrent l'édification par l'église érigée entre 1582 et 1584.

Après avoir accédé au trône de Moldavie en 1595, Ieremia Movilă fait ajouter à l'église deux portiques extérieurs aux entrées des côtés nord et sud, puis les murailles fortifiées de forme rectangulaire et les quatre tours d’enceinte qui donnent au monastère son aspect de cité médiévale. Il y ajoute enfin une résidence pour les princes, aujourd’hui en ruines, et les cellules des moines.
Les fresques murales ont été réalisées par les deux grands artistes moldaves Ion et Sofronie Zugravul entre septembre 1595 et juillet 1596. Elles sont dans un bon état de conservation et possèdent toujours leur couleur dominante vert-foncé, même sur la paroi nord exposée aux intempéries.

Un trait caractéristique de la peinture de Sucevița est son penchant pour la narration : on y trouve des cycles complets de vies de St Jean le Nouveau (exonarthex), Saint-Nicolas et Saint-Georges (pronaos).

Dans la chambre mortuaire ont été inhumés les frères Ieremia et Simion Movilă dans des pierres tombales taillées en marbre de Ruschita. Le monastère possède également les couvertures de tombeau des deux princes Ieremia représenté debout vivant et Simion en gisant.
Le tableau votif représentant toute la famille de Ieremia Movilă est situé traditionnellement à gauche de la porte du naos. En face de cette porte se trouve un second tableau votif avec le portrait du métropolite Gheorghe Movila et du boyard Ioan Movilă, père des trois frères et ancien « mare Logofät », mort moine sous le nom de Ioanichie.

Les peintures extérieures du monastère sont les mieux conservées de toutes celles de Moldavie et les seules où l'on peut admirer sur la façade nord l'« Échelle des vertus », composition impressionnante par sa taille et par l'ordre régnant parmi les anges et le chaos de l'enfer. Cette scène symbolise le combat entre le bien et le mal, l'aspiration de l'homme vers la perfection.
Sur les parois des absides sept registres représentent « la Prière de tous les Saints » thème unique dans l'art chrétien orthodoxe. La façade sud est décorée d'un Arbre de Jessé placé au-dessus d'une frise représentant les philosophes de l'Antiquité, d'une « Prière à la Vierge » et du « Brasier en flammes », ainsi que du « Voile de la Mère du Seigneur ».













Putna




Le monastère de Putna (en roumain, Mănăstirea Putna) était un des centres les plus importants du point de vue cultuel, religieux et culturel établi au Moyen Âge en Moldavie.

Comme beaucoup d'autres monastère, Putna fut construit et consacré par Étienne III le Grand. Putna fut fondé sur les terres de la rivière Putna.

Il ne comporte pas de fresques extérieures et abrite une communauté de popes.






Le monastère de Putna accueille la tombe d'Étienne ainsi que les tombes des membres de sa famille, ce qui en fait de nos jours un lieu de pèlerinage. L'iconographie et les pierres tombales sont réputées comme de beaux exemples de l'art moldave de l'époque d'Étienne III le Grand.

Après qu'Étienne III le Grand eut gagné la bataille qui lui permit de conquérir la Citadelle de Kilia, il débuta l'édification du monastère afin de rendre grâce à Dieu.
Le terrain sur lequel le monastère est construit est censé avoir été précédemment occupé par une forteresse. Une chronique d'époque mentionne qu'Étienne a acheté le village de Vicovu de Sus en échange de 200 zlots, et a attribué la terre et le revenu au trésor du monastère.
Le monastère de Putna a été achevé en trois ans, mais a été consacré seulement 4 années plus tard car les moldaves s'étaient engagés dans d'autres batailles...
Le 3 septembre 1470, pendant une cérémonie tenue en présence d'Étienne et de toute sa famille, le monastère a été consacré, et est plus tard devenu l'emplacement religieux le plus important de la région.















A ne pas rater la tombe d'Eminescu, l'un des plus grands poètes de Roumanie tout comme l'Ermitage de Danii Sihastru.



A proximité, allez flaner à proximité du cimetière pour apercevoir la plus ancienne église en bois d'Europe datant du 14ème Siècle.  






Situé à environ 1 km du Monastère de Putna, l’ermitage rupestre de “Daniil Sihastrul”est une grotte creusée dans une roche où Daniil Sihastrul a vécu près de 20 ans.
L’histoire de cet ermite  est aussi surprenante que mystique. Il est né au début du XV siècle et à 16 ans il a été ordonné moine. 
Pour avoir encore plus de tranquillité, il a décidé de se retirer dans la vallée de la rivière Vitau, où il a creusé lui-même la grotte. Stefan cel Mare (Etienne le Grand) venait souvent lui demander conseil. Plus d’une fois, il l’a bien conseillé et il a prévu le résultat des batailles.




 
5. Iasi 

Iași est une ville de Moldavie roumaine, chef-lieu du județ de Iași et 4e ville du pays après la capitale Bucarest. 
Iași fut la capitale de la Moldavie entre 1564 et 1859, puis une des deux capitales des Principautés Unies de Moldavie et de Valachie entre 1859 et 1862, et enfin capitale de la Roumanie en 1916-1918.

Iași est le centre culturel, économique et universitaire de la région roumaine de Moldavie. Plus de 60 000 étudiants fréquentent les universités de la ville, où fut fondée l'université Alexandru Ioan Cuza, une des plus prestigieuses du pays. 

C'est une ville où il fait bon flâner au milieu des étudiants. 

Au bout du boulevard Stefan Cel Mare se dresse le grandiose Palais de la Culture. Erigé entre 1906 et 1925 sur les ruines de l'ancienne Cour princière par l'architecte Berindei, sa fonction première était administrative. Véritable emblème de la ville, le Palais, de style gothique, possède 365 pièces dont plusieurs longues galeries qui donnent le vertige. L'édifice a été ouvert au public en 1955 et il contient aujourd'hui la bibliothèque Gheorghe Asachi et quatres grands musées.


Le Jardin Botanique a été créé en 1856, par le médecin et naturaliste Anastasie Fatu, grand patriote, philanthrope et homme de culture. Ce jardin a été le premier jardin de ce genre en Roumanie. En 1963, le jardin botanique actuel a été aménagé sur la colline de Copou. Ce jardin d'une surface d'environ 100 hectares est un des plus grands d'Europe et comprend le secteur des serres (plantes méditerranéennes, tropicales, subtropicales, des nombreuses fleurs ornementales), le secteur ornemental et surtout la roseraie qui compte plus de 800 espèces de roses provenant du monde entier.



 








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